Home MondePlusieurs réactions en Colombie pour se souvenir du massacre du 7 octobre par le Hamas contre des civils en Israël: “Ils ne sont pas seuls”

Plusieurs réactions en Colombie pour se souvenir du massacre du 7 octobre par le Hamas contre des civils en Israël: “Ils ne sont pas seuls”

by Clara Dubois

Publié le 7 octobre 2025 à 23h00. Il y a deux ans, l’attaque du Hamas contre Israël a fait plus de 1 200 morts et déclenché une crise humanitaire à Gaza, suscitant des réactions contrastées en Colombie, notamment au sein de la classe politique.

  • L’attaque du 7 octobre 2023 a été qualifiée par plusieurs personnalités colombiennes de massacre comparable à l’Holocauste.
  • D’anciens présidents, Álvaro Uribe et Iván Duque, ont exprimé leur solidarité avec Israël et condamné le Hamas.
  • Des critiques ont été formulées à l’égard de la position du gouvernement colombien, jugée trop neutre par certains.

Deux ans après l’attaque du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023, la mémoire des victimes continue de susciter de vives émotions et des débats passionnés en Colombie. L’attaque, qui a fait plus de 1 200 morts parmi les civils israéliens et entraîné l’enlèvement de plus de 250 personnes, a été largement condamnée par la communauté internationale. En Colombie, cette tragédie a ravivé les tensions autour du conflit israélo-palestinien et a mis en lumière les divergences d’opinion au sein de la classe politique et de la société civile.

L’ancien président Álvaro Uribe a été l’un des premiers à réagir, publiant sur son compte X une image accompagnée de la légende suivante : « Le massacre du 7 octobre. Le Hamas est le groupe terroriste qui, le 7 octobre, a commis l’un des pires massacres d’Israël : plus de 1 000 personnes tuées, 251 kidnappées, dont des femmes et des enfants. Aujourd’hui, 48 sont encore entre les mains du Hamas et beaucoup sont présumés morts. »

Sur la même ligne, l’ancien président Iván Duque a publié un message plus étoffé, rappelant que « plus de 1 200 personnes ont été tuées et plus de 250 kidnappées », qualifiant les événements du 7 octobre de « journée la plus meurtrière pour le peuple juif depuis l’Holocauste ». Duque a appelé à une solution pacifique dans la région, tout en soulignant que « la paix ne peut régner à Gaza que lorsque le Hamas cessera d’occuper ce territoire et de soumettre la population à son oppression ».

L’ancienne vice-présidente Marta Lucía Ramírez a, quant à elle, exprimé son désaccord avec les manifestations organisées le même jour par la Fecode (Fédération Colombienne des Enseignants). Elle a écrit sur X : « Le 7 octobre n’est pas une date pour les célébrations ou les manifestations, mais un jour de deuil pour les otages assassinés par les terroristes du Hamas. »

La sénatrice María Fernanda Cabal a critiqué la position du gouvernement colombien face au conflit, affirmant que, tandis que « les démocraties du monde se sont unies pour exprimer leur solidarité avec Israël », le président Gustavo Petro « n’a dit que peu ou rien ». Cabal a insisté sur le fait que le rejet du Hamas « n’est pas une opposition au peuple palestinien », mais « une défense de la vie, de la démocratie et des valeurs partagées avec Israël ».

La Confédération des communautés juives de Colombie a également marqué l’événement avec un message simple mais poignant : « Nous n’oublions pas. » Son directeur, Marcos Peckel, a partagé une publication du président chilien Gabriel Boric condamnant le massacre de 2023, ajoutant : « Le président Boric condamne le massacre du 7 octobre 2023. Ici, on le célèbre. Quelle gauche différente ! »

Par ailleurs, plusieurs citoyens ont exprimé leur émotion et leur indignation suite à la mort de deux Colombiens, Ivonne Rubio et Antonio Macías, lors de l’attaque. Ils ont déploré le manque de déclaration officielle du gouvernement colombien en hommage aux victimes.

Le journaliste Melquisedec Torres a partagé une vidéo des funérailles d’Ivonne Rubio et a interrogé les autorités et les syndicats : « Est-ce cela qu’ils célèbrent aujourd’hui ? »

La date du 7 octobre a donc ravivé les divisions en Colombie concernant le conflit au Moyen-Orient. Si certains appellent à une solidarité sans équivoque avec Israël et à la condamnation du terrorisme, d’autres défendent la cause palestinienne, notamment face à l’offensive israélienne contre les terroristes du Hamas retranchés parmi la population civile de Gaza. Deux ans après les événements, la mémoire des victimes continue de diviser les opinions et de susciter des réflexions profondes sur le rôle de la Colombie dans un conflit qui dépasse les frontières nationales.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.