Publié le 2024-05-03 10:35:00. L’avocat Francisco Oneto, connu pour défendre des personnalités controversées, est de nouveau sous le feu des critiques. Des accusations de pressions et de harcèlement exercés lors d’un procès pour viol collectif relancent le débat sur ses méthodes et son influence au sein du système judiciaire argentin.
- L’avocat Francisco Oneto, défenseur du président Javier Milei et de l’homme d’affaires Fred Machado, est accusé d’avoir intimidé la victime, les témoins et les plaignants dans une affaire de viol collectif survenue en 2012.
- La plainte dénonce des manœuvres visant à entraver l’enquête et l’accès de la presse, ainsi qu’une influence potentielle sur la Cour Suprême de Justice de la Province de Chubut.
- L’affaire a connu un rebondissement en 2022 avec l’acquittement de l’accusé, une décision justifiée par l’absence de conditions de vulnérabilité de la victime.
L’affaire remonte à septembre 2012, à Playa Unión, dans la province de Chubut. Une adolescente de 16 ans a été victime d’un viol collectif. L’avocat Francisco Oneto, associé à Roberto Ralli, assurait la défense de l’accusé. L’avocate représentant la partie civile, Véronique Heredia, dénonce aujourd’hui des pratiques de « violence institutionnelle » visant à décourager la victime et son entourage.
Selon la plainte, Oneto et Ralli auraient mis en œuvre diverses tactiques pour entraver le bon déroulement de la justice. Parmi celles-ci figurent des tentatives de harcèlement, des restrictions à l’accès de la presse aux informations et des manœuvres dilatoires pour ralentir l’avancement du dossier. Ces accusations interviennent alors que le dossier est resté bloqué devant la Cour Suprême de Justice de la Province de Chubut pendant deux ans, alimentant les soupçons d’une influence extérieure.
En 2022, le tribunal avait finalement acquitté l’accusé, estimant que la victime ne se trouvait pas dans une situation de vulnérabilité suffisante pour invalider son « consentement ». Cette décision avait suscité l’indignation de la partie civile et avait relancé le débat sur la définition du consentement dans les affaires de viol.
Francisco Oneto est un avocat habitué aux affaires médiatisées et aux clients controversés. Il a notamment défendu des accusés dans des affaires de blanchiment d’argent, d’escroquerie et d’homicides, comme dans le cas du meurtre de Fernando Baez Sosa. Cette trajectoire lui a permis de tisser des liens importants dans les sphères politique et judiciaire.
La défense de Francisco Oneto se borne à qualifier ces accusations de « représentations techniques de la loi » et souligne l’absence, à ce jour, de sanctions formelles prononcées par le tribunal.
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