Home NouvellesPolitique norvégienne, politique Avisrunden | Les sujets politiques les plus importants dans les journaux norvégiens du vendredi 31 octobre 2025

Politique norvégienne, politique Avisrunden | Les sujets politiques les plus importants dans les journaux norvégiens du vendredi 31 octobre 2025

by Nicolas Lefèvre

Publié le 31 octobre 2025 07h00. Des critiques acerbes ont fusé lors d’une réunion à huis clos du SV, tandis que du côté du Parti conservateur, la course à la succession d’Erna Solberg s’annonce animée, avec des exigences croissantes pour une représentation régionale au sein de la direction.

  • La direction du SV a été vivement critiquée pour avoir, selon certains, rompu ses promesses concernant le fonds pétrolier et ses investissements en Israël.
  • Henrik Asheim se présente comme candidat à la tête du Parti conservateur, mais pourrait se retirer si Ine Eriksen Søreide décide de se lancer.
  • Les bases du Parti conservateur réclament une représentation des districts au sein de la nouvelle direction, estimant que l’Est de la Norvège est surreprésenté.

Une réunion à huis clos du conseil national du SV a été le théâtre de vives critiques envers sa direction, mercredi soir. Plusieurs médias, dont Aftenposten et Les Affaires d’aujourd’hui, rapportent que des membres du parti ont accusé la direction de ne pas avoir tenu ses engagements, notamment en ce qui concerne l’ultimatum posé au sujet du fonds pétrolier.

Kaia Hillern, du Buskerud SV, figure parmi ceux qui ont exprimé leur mécontentement. Selon Aftenposten, elle aurait déclaré ressentir le sentiment d’avoir induit les électeurs en erreur durant la campagne électorale. Cette critique intervient après qu’une lettre signée par 13 équipes locales du SV d’Oslo a déjà dénoncé la gestion de la direction.

En août dernier, Kirsti Bergstø, la dirigeante du SV, avait lancé un ultimatum exigeant que le fonds pétrolier se désinvestisse des entreprises soutenant les actions d’Israël avant d’entamer des négociations budgétaires. Cinq semaines après les élections, le parti a finalement renoncé à cet ultimatum. Interrogée par Les Affaires d’aujourd’hui, Kirsti Bergstø a affirmé :

« SV n’a pas menti pendant la campagne électorale, personne ne devrait douter que SV fait tout son possible pour améliorer la situation en Palestine et soutenir le peuple palestinien. »

Kirsti Bergstø, dirigeante du SV

Parallèlement, du côté du Parti conservateur, la succession d’Erna Solberg prend forme. Henrik Asheim a affiché son ambition de prendre la tête du parti, mais sa candidature pourrait être compromise si Ine Eriksen Søreide décidait de se présenter. Il a déclaré :

« Je veux diriger le Parti conservateur parce que je crois que je peux rassembler le parti et contribuer au changement politique. En même temps, je veux prendre soin de la droite décente et appropriée. Je pense que je sais ce que nous devons faire pour inverser la tendance et faire du Parti conservateur le plus grand parti du côté bourgeois. »

Henrik Asheim, représentant conservateur

Selon VG, Asheim se dit prêt à soutenir Ine Eriksen Søreide si elle se lançait dans la course. Cette situation intervient alors que les bases du parti réclament une plus grande représentation des districts au sein de la direction. Hans-Jacob Bønå, maire du comté du Finnmark pour le Parti conservateur, a insisté sur la nécessité d’une représentation géographique plus équilibrée, soulignant que :

« Il n’est tout simplement pas possible d’avoir la domination de l’Est de la Norvège à l’avenir. Nous avons lutté pendant trop longtemps. »

Hans-Jacob Bønå, maire du comté du Finnmark (Parti conservateur)

Peter Frølich, de Bergen, est le seul candidat potentiel à la succession d’Erna Solberg qui ne soit pas originaire de la région d’Oslo. Bård Ludvig Thorheim, représentant du Finnmark, s’est également présenté comme candidat.

Enfin, les partis politiques norvégiens semblent s’accorder sur la nécessité de garantir les prêts européens à l’Ukraine. Les partis du camp rouge-vert et bleu se sont prononcés en faveur de la Norvège en tant que garant d’un prêt géant de l’UE à l’Ukraine. Arild Hermstad, leader des OMD, a souligné que la Norvège a bénéficié de revenus considérables grâce aux ventes de gaz à l’Europe suite à la guerre en Ukraine et qu’il est donc logique qu’elle contribue à cet effort.

Le syndicat Fagforbundet et le parti Rødt s’unissent pour lutter contre le recours massif aux agences de recrutement dans le secteur de la santé et des soins, estimant que cela représente un gaspillage de l’argent des contribuables. Ils souhaitent supprimer l’exception qui autorise cette pratique, afin de favoriser l’embauche de personnel permanent.

Par ailleurs, le ministre de la Défense est sous le feu des critiques après la révélation que des fonds destinés à l’équipement militaire ont été utilisés pour financer des coachs agiles et des programmes de conduite du changement. Ine Eriksen Søreide, présidente de la commission de la défense, a dénoncé le manque de transparence et le fait que les informations fournies au Storting étaient apparemment imprécises.

Enfin, les salaires des directeurs du système de santé norvégien font l’objet d’une polémique, avec un salaire moyen de 1,8 million de couronnes norvégiennes (environ 160 000 euros), supérieur à celui du ministre de la Santé. Le Parti du centre (Sp) propose de réduire le nombre d’administrateurs et de réglementer leurs salaires.

Lire aussi : Ce que les journaux norvégiens écrivent sur l’économie ce vendredi 31 octobre.

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