Home SantéPour la défense des pousses, du pudding de Noël et de la graisse de canard – par un médecin

Pour la défense des pousses, du pudding de Noël et de la graisse de canard – par un médecin

by Sophie Martin

Publié le 16 décembre 2023 10:00. Le traditionnel repas de Noël est souvent synonyme d’excès. Pourtant, en choisissant judicieusement ses plats, il est possible de savourer les fêtes de fin d’année sans culpabiliser, voire même en profitant de bienfaits nutritionnels insoupçonnés.

  • Un repas de Noël typique peut dépasser les 2 000 calories, presque l’apport quotidien recommandé pour un adulte.
  • L’oie et le canard, privilégiés à la dinde, offrent des graisses plus saines et facilitent la cuisine.
  • Les choux de Bruxelles et le pudding de Noël, souvent décriés, peuvent être de véritables alliés pour la santé.

À l’approche des fêtes, nombreux sont ceux qui évitent délibérément les dîners de réveillon imposés, où la dinde ressemble plus à de la sciure de bois et la farce à un implant mammaire. Mais le repas de Noël est avant tout un moment de plaisir, et si l’on doit se faire plaisir, autant opter pour des aliments de qualité, voire bénéfiques pour la santé.

Oubliez la dinde, ou du moins, réservez-la pour le lendemain. Souvent sèche et fade, elle nécessite une sauce généreuse pour être appréciée. L’oie et le canard, en revanche, sont des valeurs sûres depuis des années. Plus faciles à cuire, ils restent juteux et offrent un avantage non négligeable : leur graisse. La graisse de canard, en particulier, est riche en acides gras insaturés, notamment en acide oléique, et pourrait même avoir des effets positifs sur le métabolisme des graisses et la santé du foie, selon des études scientifiques. Loin d’être gaspillée, cette graisse sublimera vos pommes de terre rôties et apportera une touche croustillante à vos repas du lendemain.

Si la dinde est incontournable, privilégiez les cuisses, plus savoureuses et juteuses grâce à leur teneur plus élevée en graisses et en collagène. La poitrine, appréciée des sportifs pour sa richesse en protéines maigres, reste une option saine. Côté accompagnement, la canneberge est un choix judicieux, riche en composés bénéfiques pour la digestion et le système immunitaire, comme le souligne une étude.

Les choux de Bruxelles, souvent mal aimés, méritent une seconde chance. Leur mauvaise réputation est souvent due à une cuisson trop longue. Bien préparés, ils sont une véritable mine de vitamines C et K, de fibres et ne contiennent que 43 calories pour 100 grammes. Ajoutez du persil haché et quelques châtaignes émiettées pour un accompagnement équilibré et savoureux. Ces légumes crucifères, comme le chou et le brocoli, sont également riches en kaempférol, un composé aux propriétés anti-inflammatoires, cardiovasculaires et potentiellement anti-cancéreuses, selon des recherches récentes.

Enfin, le pudding de Noël, souvent perçu comme un péché mignon, peut se révéler un allié inattendu. Loin des versions industrielles, un pudding fait maison, comme celui proposé par Delia Smith, est riche en fruits secs et en fibres, ce qui ralentit l’absorption du glucose. L’ajout de stout noir, consommé avec modération, apporte également des bénéfices potentiels pour la santé des os et l’équilibre intestinal. Les carottes râpées, les noix et les épices comme la cannelle et les clous de girofle complètent ce dessert surprenamment nutritif.

Alors, abordez votre repas de Noël non pas comme une débauche calorique, mais comme un festin généreux et équilibré. Un moment de plaisir et de partage, qui peut même être bénéfique pour votre santé. Et si, malgré tout, les excès se font sentir, il y aura toujours janvier pour se remettre sur les rails… et une bonne portion de porridge.

Joyeux Noël à tous.

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