Publié le 2024-02-29 14:35:00. Une nouvelle option thérapeutique pour le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) vient d’être mise à disposition en France : des comprimés à croquer à libération prolongée, offrant une alternative aux formes existantes, notamment pour les enfants.
- Un nouveau médicament à base de méthylphénidate, disponible en trois dosages (20, 30 et 40 mg), est désormais autorisé pour le traitement du TDAH chez les enfants et adolescents de 6 à 17 ans.
- Ces comprimés à croquer se prennent une fois par jour et permettent un dosage personnalisé grâce à une ligne de cassure sur les versions de 20 et 30 mg.
- Les essais cliniques n’ont pas révélé d’effets secondaires plus fréquents qu’avec un placebo.
Jusqu’à présent, les options de traitement médicamenteux pour le TDAH chez les enfants étaient limitées, se concentrant principalement sur des comprimés classiques, des formulations à libération prolongée et des gélules. Une forme liquide à base de méthylphénidate existait déjà, mais le nouveau comprimé à croquer offre une alternative plus pratique et adaptable.
Ce nouveau médicament se distingue par sa formulation à libération prolongée, conçue pour assurer un contrôle des symptômes jusqu’à huit heures après la prise. Il fonctionne en deux temps : 30 % du principe actif sont libérés immédiatement, permettant un effet rapide dans les 45 minutes, tandis que les 70 % restants sont diffusés progressivement. Les comprimés à croquer doivent être pris une fois par jour et bien mâchés, sans être avalés entiers ni hachés. Ils peuvent être pris sans eau.
L’autorisation de mise sur le marché de ce médicament est conditionnée à son utilisation dans le cadre d’un programme de traitement global pour le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Il est destiné aux enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans, lorsque les interventions non médicamenteuses se révèlent insuffisantes pour gérer les symptômes.
Les résultats de l’étude clinique de phase III, menée pour évaluer l’efficacité et la sécurité du médicament, n’ont pas mis en évidence d’effets indésirables plus fréquents qu’avec un placebo, rassurant les professionnels de santé et les parents quant à son profil de tolérance.