Publié le 9 janvier 2026 à 15h08. Le nouveau film du réalisateur suisse Thomas Imbach, « L’argent nu », explore avec audace les thèmes de la manipulation et du pouvoir à travers une esthétique visuelle novatrice, mariant performance réelle et décors numériques.
- Le film s’inspire librement de la nouvelle « Fräulein Else » d’Arthur Schnitzler.
- « L’argent nu » utilise la technologie de la « production virtuelle » pour créer des environnements à la fois réalistes et artificiels.
- Deleila Piasko, une jeune actrice suisse prometteuse, tient le rôle principal.
Dans « L’argent nu », Lili, interprétée par Deleila Piasko, se retrouve confrontée à une proposition indécente de son oncle, un collectionneur d’art. En échange d’une somme d’argent conséquente, nécessaire pour sauver son père, elle doit accepter d’être dénudée pendant quinze minutes. Ce dilemme moral se déroule dans le cadre luxueux, mais étrangement irréel, du Grand Hôtel Waldhaus, en Haute-Engadine.
Thomas Imbach, connu pour son approche innovante du cinéma (« Day Is Done »), repousse les limites de la narration visuelle avec ce long métrage. Le film a été tourné en studio à Bâle, mais les paysages et les intérieurs sont en grande partie le fruit de la « production virtuelle », une technique issue de l’industrie du jeu vidéo qui gagne en popularité à Hollywood. Découvrez comment la production virtuelle révolutionne le cinéma suisse.
« L’argent nu » ne se contente pas de raconter une histoire, il explore les mécanismes de la séduction et de la manipulation. Le film plonge le spectateur dans l’esprit de Lili, confrontée à un choix impossible, tiraillée entre honte, désir et la pression familiale. Elle entend la voix autoritaire de sa mère, ressent le poids de l’honneur familial, qui repose sur son corps, qu’elle décrit comme étant constamment exposé au regard des autres.
Imbach utilise la technologie de la production virtuelle non pas pour simuler la réalité, mais pour rendre visible un monde intérieur, artificiel et pourtant profondément troublant. Le tapis roulant utilisé pour les scènes de marche en forêt illustre parfaitement cette approche : l’artifice est assumé, soulignant le caractère onirique et introspectif du récit.
Le film interroge des thèmes universels et intemporels, tels que le pouvoir, la vulnérabilité et la marchandisation du corps. Il s’agit d’une réflexion sur la façon dont les images façonnent notre perception de la réalité et sur les forces qui nous manipulent. « L’argent nu » est une œuvre audacieuse et singulière, qui confirme le talent de Thomas Imbach et révèle une nouvelle étoile du cinéma suisse, Deleila Piasko.
Sortie en salles : 8 janvier 2026
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