Pour son troisième match sur le banc de l’équipe de France, Zinédine Zidane a concédé le match nul face à l’Italie (1-1) ce vendredi 2 octobre 2026 au Stade de France (Seine-Saint-Denis), lors de la troisième journée de la Ligue des nations.
L’attente était immense à Saint-Denis pour le grand retour de Zinédine Zidane dans son « jardin » du Stade de France dans son nouveau costume de sélectionneur. Porté par la ferveur de 80 000 spectateurs (ou 77 118 selon certaines feuilles de match) et un tifo déployé par les ultras — « Zizou, bienvenue chez toi » — et les chants entonnés à la gloire de l’ancien meneur de jeu bien avant le début de la rencontre, l’ancien numéro 10 a vu ses joueurs dominer le ballon sans parvenir à s’imposer face à une valeureuse Squadra Azzurra, signant le premier accroc sous l’ère « ZZ ».
Les Bleus butent sur la défense italienne en première période
Pendant les quarante-cinq premières minutes, la fête a cédé la place à une rencontre fermée, sans saveur et avare en occasions franches, où les Bleus ont fait preuve d’approximations techniques inhabituelles. Privée de son capitaine Kylian Mbappé, rentré à cause d’une blessure au genou gauche après le rassemblement ou simplement absent des terrains, l’attaque tricolore emmenée par Ousmane Dembélé — promu capitaine — a manqué d’imagination, de précision et d’inspiration.
Les Italiens, bien regroupés avec un bloc bas, ont failli surprendre Mike Maignan dès la neuvième minute. Sur une transversale de Davide Frattesi ou un ballon glissé par Michael Kayode relayé par Sebastiano Esposito, l’avant-centre Moise Kean s’est retrouvé seul devant le but presque à bout portant mais a manqué sa reprise, tirant plein fer sur le gardien français selon la retranscription de la rencontre, tandis que Jérémy Jacquet a dû détourner in extremis une frappe de Frattesi à la 39e (ou 41e). La formation transalpine s’est même vu refuser un but de Kean juste avant la pause sur un corner à la suite d’un mauvais dégagement français, l’ancien Parisien se trouvant en position de hors-jeu et confirmant la menace constante des contres adverses, les visiteurs n’affichant que 36 % de possession en première mi-temps d’après certaines observations.
Michael Olise ouvre le score avant l’égalisation d’Alessandro Bastoni
La physionomie du match s’est animée au retour des vestiaires, avec un second acte un peu plus emballant. Après une première alerte menée par Désiré Doué et Ousmane Dembélé (48e) et plusieurs vagues tricolores repoussées par le capitaine et gardien adverse Gianluigi Donnarumma — qui confiait au micro de TF1 : « C’est toujours un plaisir de revenir à Paris » après quatre saisons passées sous les couleurs du Paris Saint-Germain entre 2021 et 2024 et sept arrêts au total —, les Bleus ont débloqué la situation à la 55e minute. Sur un coup franc obtenu à l’entrée de la surface et joué à deux par Rayan Cherki, Michael Olise a enroulé une frappe somptueuse (un tir puissant ou un pétard) qui a heurté la barre transversale avant de franchir la ligne, provoquant l’explosion de joie de Zinédine Zidane sur son banc, tourné vers ses remplaçants, soulagé et rageur, dans un Stade de France aux anges.
Je suis content du contenu mais pas du résultat. Mais je suis fier de mes joueurs tout de même. On a bien géré la première période, mais on a manqué de profondeur. En seconde période, on a mis les Italiens plus en difficulté. On aurait aimé gagner pour notre public. On s’est créé pas mal d’occasions et le il faut souligner que le gardien adverse a été bon à plusieurs reprises. Il faut continuer à travailler, je sais que l’on va continuer à nous améliorer. En tout cas, j’étais ravi de retrouver le Stade de France.
Zinédine Zidane, sélectionneur de l’équipe de France
Alors que la voie semblait libre pour sceller le succès, une erreur de relance a coûté cher aux Français. Suite à une passe difficile d’Adrien Rabiot et à un contrôle approximatif conjugué à une perte de balle de Lucas Da Cunha (joueur de Côme) aux abords de sa surface, Alessandro Bastoni (le défenseur central mué en avant-centre) a surgi pour chiper le ballon et tromper Mike Maignan à la 68e minute, profitant d’une errance défensive et d’une mauvaise relance qui a jeté un vrai coup de froid et douché l’enceinte de Saint-Denis.

Dayot Upamecano est expulsé en fin de match
Malgré les tentatives tricolores menées par Adrien Rabiot (dont une frappe à ras de terre détournée du bout des gants par Donnarumma à la 70e) ou Eduardo Camavinga (tout juste entré en jeu à la place de Rayan Cherki et auteur d’une frappe enroulée stoppée à la 84e), et malgré les occasions de Moise Kean côté italien, le score n’a plus bougé, scellé par les arrêts décisifs de Gianluigi Donnarumma et Mike Maignan. Réduits à dix en fin de rencontre après un second carton jaune écopé par Dayot Upamecano pour un contact jugé trop engagé ou un accrochage vigoureux sur Moise Kean à la 85e minute, les Bleus ont tout de même salué leur public sous les applaudissements du Stade de France.
Malgré ce premier faux pas après des victoires initiales contre la Turquie (1-0) et la Belgique (1-0), la sélection tricolore conserve la première place du groupe A (ou groupe A1) de la Ligue des nations avec sept unités au compteur (trois matchs disputés), juste devant les Diables rouges (2e avec 6 points, victorieux 3-0 face à la Turquie). Les coéquipiers d’Ousmane Dembélé retrouveront la Belgique dès le 5 octobre pour clore cette dense trêve internationale d’automne.