Publié le 28 novembre 2025 06:57:00. Le Premier ministre belge Bart De Wever s’oppose à l’utilisation des avoirs russes gelés pour financer l’Ukraine, craignant que cette démarche ne compromette les perspectives d’un accord de paix.
- Bart De Wever a exprimé ses réserves à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.
- L’Union européenne envisage d’utiliser 140 milliards d’euros d’actifs russes gelés comme prêt à l’Ukraine.
- La Belgique, où se trouve une part importante de ces fonds, s’oppose à ce plan.
Le Premier ministre belge Bart De Wever estime que l’utilisation des avoirs russes gelés pour aider financièrement l’Ukraine pourrait saper les efforts de négociation et rendre plus difficile la conclusion d’un accord de paix durable. Il a exposé ses préoccupations dans une lettre adressée à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, selon l’agence de presse Reuters.
« La promotion hâtive du système de prêts de réparation proposé, en tant que dommage collatéral, conduirait au fait que nous, en tant qu’Union européenne, empêchions la conclusion d’un accord de paix final. »
Bart De Wever, Premier ministre belge
L’idée d’utiliser les avoirs russes gelés, estimée à 140 milliards d’euros (environ 150 milliards de dollars américains), comme levier financier pour l’Ukraine a été soulevée lors d’un sommet de l’UE en octobre dernier. Cependant, les dirigeants européens n’ont pas réussi à parvenir à un consensus, la Belgique étant l’un des principaux opposants à ce plan. Une part significative des actifs russes concernés est en effet conservée sur le territoire belge.
La Commission européenne n’a pas immédiatement réagi à ces critiques. Elle devrait toutefois présenter cette semaine une proposition juridique détaillée concernant l’utilisation de ces fonds gelés pour soutenir Kiev en 2026 et 2027, en tenant compte, selon les informations disponibles, des inquiétudes exprimées par la Belgique.

L’utilisation des avoirs russes gelés pour financer l’Ukraine reste un sujet de débat au sein de l’Union européenne, avec des opinions divergentes quant à son impact potentiel sur les négociations de paix.
