Cette mise au point intervient alors que le Comité Général des Prisons et de la Rééducation réfute toute détérioration de la santé carcérale.
Face aux informations circulant sur la situation sanitaire de plusieurs détenus, les autorités pénitentiaires multiplient les clarifications. La direction de l’établissement d’Oujda, sous la signature de son directeur Saad Abdelchafik, a tenu à démentir publiquement toute prise en charge insuffisante après la diffusion d’allégations qualifiées de « sans fondement » concernant un détenu identifié uniquement par ses initiales selon la communication officielle.
Le suivi médical détaillé de la prison d’Oujda
Au total, l’établissement fait état de quatre examens médicaux qui auraient notamment été réalisés au sein de la prison depuis cette date. Dès son admission, des interventions spécifiques avaient déjà été menées pour traiter des problèmes concernant notamment des problèmes au niveau du cuir chevelu et du coude.
Les services de santé de la prison sont intervenus plus récemment à la suite de symptômes de reflux gastro-œsophagien. Ce dernier examen, mentionné dans la mise au point et remontant au 4 juin 2026, faisait suite à l’apparition de symptômes associés à ce reflux. À l’issue de l’examen, les professionnels de santé lui auraient prescrit un traitement ainsi qu’un régime alimentaire adapté pendant une période d’un mois d’après les précisions apportées par la direction. Aucun nouveau problème digestif ou autre difficulté sanitaire n’a été signalé depuis lors, et l’état de santé du détenu est ainsi présenté comme « normal » par l’établissement en attendant un nouveau contrôle médical qui doit être effectué à l’issue de la période de traitement afin de poursuivre le suivi de son état.
La réponse globale du Comité Général des Prisons et de la Rééducation
Cette mise au point locale s’inscrit dans un contexte plus large de contestation des critiques visant le système pénitentiaire. Le Comité Général des Prisons et de la Rééducation (CGPR) a démenti les informations circulant concernant la détérioration générale de l’état de santé des détenus, ainsi que des cas de négligence ou de manque de soins médicaux au sein des établissements pénitentiaires. Dans une déclaration à l’agence TAP, samedi, le porte-parole du CGPR, Hatem Akrout, a fait savoir que le comité affirme que l’état de santé des personnes concernées est suivi conformément aux procédures médicales établies, tout en démentant les récentes informations relatives à l’état de santé de plusieurs détenus et les descriptions qui les accompagnent, lesquelles, selon lui, induisent l’opinion publique en erreur et présentent une image déformée de la réalité.
Le comité général des prisons refuse l’instrumentalisation de l’état de santé des détenus, qui relève par nature d’une évaluation médicale spécialisée en particulier lorsqu’il s’agit de personnes en détention provisoire, a réaffirmé la même source en rappelant que l’État garantit à ces personnes leur droit aux soins et aux traitements médicaux, au même titre que tous les autres détenus. Le porte-parole du CGPR a souligné que la prise en charge médicale dans les institutions pénitentiaires n’est pas une simple mesure occasionnelle mais un système général incluant la consultation, le suivi ainsi que le traitement et les analyses nécessaires en plus de l’accompagnement des cas qui nécessitent un transfert vers des établissements de santé publique spécialisés. Il a ajouté que les décisions médicales ne sont pas fondées sur des considérations administratives ou disciplinaires, elles se basent sur le diagnostic d’un personnel médical qualifié.
Consultations hospitalières et recours judiciaires envisagés
Pour illustrer l’ampleur de la prise en charge sanitaire, la même source a souligné que le nombre de consultations médicales de jour pour les détenus dans les hôpitaux publics a atteint 19 537 consultations fin juin 2026, tandis que le nombre de consultations nocturnes s’élève à 1 236 consultations.
Face à la diffusion d’informations jugées trompeuses, la même source a souligné que le comité des prisons n’hésitera pas à engager des poursuites judiciaires contre toute personne diffusant délibérément de fausses informations susceptibles de nuire à la réputation du système pénitentiaire ou de semer la discorde, notamment en ce qui concerne des situations de santé qui ne doivent pas être exploitées ni manipulées.