Un trentenaire comparaît vendredi face au Tribunal de la Sarine pour la diffusion de propos injurieux et menaçants adressés à environ quinze individus sur la période 2025-2026, d’après les indications de La Liberté.
Jugement d’un trentenaire poursuivi pour des menaces de mort
Parmi les victimes de ces messages ultraviolents figurent notamment un conseiller d’État, un ancien conseiller fédéral fribourgeois, une juge de paix, un avocat, ainsi que des connaissances, dont son ancien entraîneur de football. L’individu est également accusé d’avoir roué de coups une connaissance. Les écrits comprenaient des tentatives d’extorsion et des menaces de mort, assortis à l’occasion d’émojis représentant des haches croisées et des cercueils, comme le relate La Liberté.
Le parquet requiert une mesure thérapeutique institutionnelle
Le procureur a requis une mesure thérapeutique institutionnelle en milieu fermé, ainsi que neuf mois de prison, qui ont été quasi purgés en préventive.
Il importe avant tout de trouver une solution pour qu’il cesse de terroriser les gens
Le procureur
Le magistrat a rappelé que le prévenu had bénéficié du soutien de nombreux intervenants pendant des années, englobant la police, la justice, les curatelles et la santé, sans que cette spirale ne prenne fin, d’après La Liberté. Un psychiatre a diagnostiqué une schizophrénie chez l’homme, qui a fait l’objet de nombreuses hospitalisations et a systématiquement récidivé dès l’arrêt de son traitement.
La défense plaide l’acquittement du prévenu
Prostré à l’audience, le prévenu n’a pas contesté être l’auteur des messages, invoquant les effets secondaires de ses médicaments, selon La Liberté.
Son avocat, qui est également un ami d’enfance, a plaidé l’acquittement en invoquant un discernement aboli au moment des faits. La défense soutient qu’un traitement ambulatoire par injection d’antipsychotique, correctement encadré, suffirait à prévenir la récidive.
Le tribunal doit rendre son jugement prochainement, selon La Liberté.