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Technologie et science

Projet GAiST : vivre de manière autonome pendant la vieillesse grâce à la technologie de la maison intelligente

Des technologies intelligentes pour un vieillissement autonome : un projet ambitieux soutenu par le gouvernement allemand Un projet de recherche innovant, baptisé GAiST (Vieillissement Heureux avec des Technologies de Maison Intelligente), vise à permettre aux personnes âgées de…

Des technologies intelligentes pour un vieillissement autonome : un projet ambitieux soutenu par le gouvernement allemand

Un projet de recherche innovant, baptisé GAiST (Vieillissement Heureux avec des Technologies de Maison Intelligente), vise à permettre aux personnes âgées de vivre plus longtemps et de manière autonome dans leur propre logement grâce à l’utilisation de technologies de pointe. Soutenu par le ministère fédéral de la Recherche, de la Technologie et de l’Espace (BMFTR) à hauteur de 2,6 millions d’euros, ce projet se déroule dans deux centres pour personnes âgées et implique des partenaires issus du monde de la recherche, de l’industrie et de la pratique.

L’objectif principal est d’améliorer la qualité de vie, la sécurité et l’efficacité des soins prodigués aux seniors autonomes. Pour ce faire, 30 unités résidentielles seront équipées d’instruments de mesure médicale et de capteurs intelligents, conçus pour accompagner les résidents dans leur quotidien.

« Contrairement aux maisons de retraite traditionnelles, les résidents conservent leur indépendance dans leur propre appartement, avec le soutien de nos équipes. Nous utilisons la technologie pour les aider à vivre de manière autonome le plus longtemps possible – c’est ce qui rend ce projet si spécial », explique le Dr Christian Weber, qui dirige l’équipe du projet Siegen avec le professeur Kai Hahn.

Les technologies déployées incluent des capteurs de mouvement pour analyser les habitudes de vie, des systèmes de détection de chute avec alerte immédiate, et des alertes en cas d’oubli d’appareils de cuisson. « Il s’agit d’extensions numériques de nos propres capacités », précise le Dr Weber. Des montres intelligentes, des balances et des tensiomètres médicalement certifiés enregistrent également régulièrement des données vitales telles que la fréquence cardiaque, le poids et l’électrocardiogramme (ECG).

L’étude accorde une importance primordiale au respect de la vie privée des participants. « Nous avons clairement indiqué dans notre demande d’approbation éthique que nous ne réaliserions aucun enregistrement vidéo ou audio afin de garantir que les résidents se sentent en sécurité et à l’aise chez eux. Toutes les données médicales seront également traitées de manière anonyme », assure le Dr Mubaris Nadeem, chercheur associé au projet.

Les chercheurs observent déjà des effets positifs sur la prise de conscience et l’implication des résidents dans le suivi de leur propre santé. « Nous constatons déjà des changements positifs dans la manière dont les résidents interagissent avec leurs données vitales et les intègrent activement dans leur vie », ajoute le Dr Nadeem.

L’analyse des données médicales est au cœur du travail de l’équipe de Siegen. « Notre objectif est d’étudier les corrélations entre les données, par exemple les signes vitaux mesurés avant une chute. Ces informations pourraient permettre aux médecins de poser des diagnostics plus précis », explique le professeur Hahn.

À terme, les données collectées devraient permettre le développement de nouveaux services médicaux adaptés aux besoins des personnes âgées. Pour garantir la confidentialité, toutes les données personnelles sensibles seront analysées de manière anonyme. Des ensembles de données artificielles seront ensuite générés à l’aide d’un simulateur de données patient et mis à disposition des acteurs du secteur via l’environnement open source « SmartLivingNEXT Dataspace ».

Les partenaires du projet ont récemment discuté de leurs avancées, des défis rencontrés et des prochaines étapes lors d’une réunion du consortium. Ils envisagent de développer un modèle économique permettant à d’autres établissements de soins d’accéder au système et de faire évoluer les technologies de maison intelligente.

« Notre prochaine étape consiste à analyser les données des patients de manière sécurisée grâce à l’intelligence artificielle. Nous allons créer des algorithmes « respectueux des données » à l’aide de simulateurs de données patient, qui pourront ensuite être utilisés pour analyser et évaluer en toute sécurité les données réelles des patients », précise le Dr Weber.

L’automatisation de la collecte des données vitales permettra également de soulager le personnel soignant et de leur permettre de consacrer plus de temps aux interactions humaines avec les résidents. « Toute technologie, aussi performante soit-elle, ne remplacera jamais le contact personnel. Le temps gagné grâce à la mesure automatique des signes vitaux permettra aux soignants de passer plus de temps avec les personnes – c’est également l’un de nos objectifs », conclut le professeur Hahn.

Le projet GAiST, qui implique l’Institut d’informatique de l’Université d’Oldenbourg (OFFIS eV), escos automation GmbH, l’hôpital zum Heiligen Geist de Hambourg et la maison des personnes âgées de Siegburg, devrait se poursuivre jusqu’à fin 2026.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.