Publié le 2024-02-24 10:30:00. Le Paris Saint-Germain et le Paris FC s’apprêtent à écrire un nouveau chapitre de leur histoire commune, ce week-end, avec la tenue du premier derby entre les deux clubs depuis 1979. Une rencontre qui ravive les souvenirs d’une genèse partagée et d’une séparation complexe.
- Le PSG et le PFC s’affronteront dans un derby inédit depuis 1979.
- Les deux stades, le Parc des Princes et Jean-Bouin, sont parmi les plus proches au monde.
- La création du PSG est le fruit d’une fusion complexe, née d’un refus et d’un ultimatum de la mairie de Paris.
Ce week-end s’annonce particulier pour les amateurs de football parisien. Outre le retour du Paris Saint-Germain sur les terrains après une trêve de quinze jours, c’est un derby exceptionnel qui se profile : le premier face-à-face entre le PSG et le Paris FC depuis 1979. Une occasion de se replonger dans les origines communes de ces deux institutions.
La proximité géographique entre les deux enceintes, le Parc des Princes et Jean-Bouin, est frappante. Elles sont séparées par une simple rue, un trottoir. L’architecture même de Jean-Bouin intègre la boutique officielle du PSG, symbolisant cette proximité physique.
Cette proximité se reflète dans l’histoire des deux clubs. Pour comprendre leur relation actuelle, il faut remonter à la fin des années 1960. À cette époque, la ville de Paris était dépourvue d’un club professionnel de football, alors que le nouveau Parc des Princes était en construction. Un référendum a finalement décidé de la création d’une entité : le Paris FC.
Cependant, pour accéder à la première division, le Paris FC devait fusionner avec un club existant. Toutes les tentatives se sont soldées par un refus, jusqu’à ce qu’un club de deuxième division accepte : le Stade Saint-Germanois, basé à Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines. Cette fusion donna naissance, en 1970, au Paris Saint-Germain Football Club.
Les débuts du PSG furent prometteurs, avec une montée immédiate en première division. Mais le nom du club ne plaisait pas à la mairie de Paris, qui conditionnait ses subventions à un changement. Un ultimatum fut posé : soit le nom “Saint-Germain” disparaissait, soit les financements publics étaient coupés.
Cette décision fut particulièrement difficile pour les racines saint-germanoises, qui avaient permis au club d’exister et de se développer grâce à une base solide de jeunes joueurs formés à Saint-Germain.
Cette situation créa deux camps : ceux qui acceptèrent l’ultimatum et restèrent le Paris FC en première division, et ceux qui refusèrent et choisirent de s’appeler Paris Saint-Germain, mais en repartant de la troisième division. C’est ainsi que les deux entités se séparèrent, donnant naissance à la rivalité, bien que discrète, que l’on connaît aujourd’hui.
Si certains anciens supporters du PFC n’ont pas digéré les événements de l’époque, la rivalité n’est pas particulièrement exacerbée. Beaucoup de supporters des deux clubs ignorent même cette histoire commune.
Antoine Arnault, le nouveau propriétaire du PFC (fils de Bernard Arnault), a d’ailleurs reconnu être supporter du PSG, à l’exception des deux matchs annuels face au Paris FC.
Une rivalité artificielle ne semble donc pas être à l’ordre du jour. Elle émergera peut-être un jour, mais uniquement si elle est née d’une compétition sportive loyale et passionnée.
En attendant, ce match promet d’être une belle fête du football parisien, le premier affrontement entre les deux équipes depuis 1979. Une revanche rapide est d’ores et déjà prévue en Coupe de France une semaine plus tard.
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