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PSPP aurait eu une majorité sans le référendum, selon un sondage

Selon un sondage publié le 20 octobre 2026 par Le Journal de Montréal, le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon bénéficie d'un appui fragile de 39 % des électeurs québécois.

PSPP aurait eu une majorité sans le référendum, selon un sondage

Selon un sondage publié le 20 octobre 2026 par Le Journal de Montréal, le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon bénéficie d’un appui fragile de 39 % des électeurs québécois. La promesse de tenir un référendum pèse lourd, puisque seulement 20 % de la population souhaite un tel scrutin durant son mandat.

Les Québécois ont accordé une chance à Paul St-Pierre Plamondon à la veille du dévoilement de son conseil des ministres, selon les données du sondage rapporté par Le Journal de Montréal le 20 octobre 2026. L’enquête d’opinion indique que 39 % des électeurs et 42 % des francophones se disent satisfaits des premiers gestes du nouveau premier ministre, lui offrant le bénéfice du doute nécessaire pour lancer son mandat.

Cet appui initial demeure toutefois fragile en raison de la question constitutionnelle. Le parti traîne son option référendaire comme un boulet, selon l’analyse du quotidien. Si le Parti québécois avait renoncé à un référendum, il aurait récolté 35 % d’appuis, un score suffisant pour obtenir une majorité à l’Assemblée nationale.

Un rejet marqué de la démarche référendaire par l’électorat

L’enquête démontre l’ampleur de la réticence des citoyens face à la perspective d’un vote sur la souveraineté. Seulement 20 % des Québécois souhaitent que Paul St-Pierre Plamondon organise un référendum pendant son mandat, ce qui représente 9 points de moins que l’appui global à la souveraineté.

La division s’observe même au sein de la base militante du parti. Chez les électeurs ayant voté pour le Parti québécois, 45 % réclament le référendum promis, tandis que 42 % n’en veulent pas, d’après les chiffres du sondage.

Le défi de gouverner sous surveillance politique

Le gouvernement doit composer avec ce rejet qui gagne ses propres électeurs, sans pouvoir miser sur de simples reports d’échéance. Espérer que la situation politique change d’ici le départ de Donald Trump ne constitue pas une stratégie viable, avertit Le Journal de Montréal. Pendant ce temps, le reste du pays avance et pourrait s’engager vers un rééquilibrage des relations entre Ottawa et les provinces, notamment à la lumière des résultats référendaires en Alberta.

Dans ce contexte, chaque faux pas d’un gouvernement péquiste sera perçu comme une manœuvre référendaire, tandis que chaque réussite sera interprétée comme la preuve qu’il n’en avait pas besoin pour bien gouverner.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.