Sa mâchoire est bloquée, il ne peut plus parler et il s’alimente à la paille.
Un policier français a été inculpé mardi 6 octobre 2026 à la suite de tirs de grenades lacrymogènes à bout portant qui ont grièvement blessé un adolescent de 14 ans à Saint-Ouen-l’Aumône, sur fond de mouvements de contestation lycéens.
Les manifestations contre les conditions dans les établissements scolaires et le budget de l’État pour 2027 ont entraîné l’interpellation de plus de 6 500 personnes à travers le pays, selon le bilan communiqué par le ministère de l’Intérieur.
Les rassemblements ont commencé à la mi-septembre dans la région parisienne. Ils réclament davantage de moyens et le remplacement des enseignants absents.
Environ 5 000 personnes ont été arrêtées sur l’ensemble du territoire, en grande majorité des mineurs. Les dégâts matériels se chiffrent à plusieurs dizaines de millions d’euros.
Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a déclaré dans une lettre ouverte publiée sur le réseau social X que les initiateurs du mouvement ne maîtrisaient plus les rassemblements.
Un policier mis en examen après des tirs à Saint-Ouen-l’Aumône
L’enquête judiciaire ouverte après le drame a conduit à la mise en examen d’un fonctionnaire de police. Il est poursuivi pour violences.

L’agent a été placé sous contrôle judiciaire et interdit d’exercer jusqu’à nouvel ordre par le parquet de Pontoise.
L’adolescent a subi une fracture de la mâchoire et la perte de la quasi-totalité de ses dents. Sa mère a précisé aux médias que toutes ses dents du haut étaient cassées et ses dents du bas arrachées.
D'autres adolescents subissent des traumatismes sévères
D’autres adolescents ont subi des traumatismes sévères lors des mobilisations.
Tensions politiques et réactions des syndicats face à la contestation
Le mouvement social s’inscrit dans un climat politique tendu à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Les critiques de ces manifestations ont reproché au parti de gauche radicale La France insoumise d’encourager la violence et d’attiser les troubles.
Les autorités françaises ont rejeté fermement les allégations de racisme au sein des forces de l’ordre. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a qualifié ces accusations de mensonges devant le Parlement.

C’est honteux, c’est épouvantable, c’est violent, c’est répugnant, c’est abject — je pourrais vous donner toute une liste de mots.
Les enquêtes menées par les autorités de contrôle de la police se poursuivent pour établir les responsabilités précises dans l’ensemble des procédures ouvertes à travers le territoire.