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« Quand je pense qu’on va gagner 5 à 4 » : la vidéo de l’incroyable prédiction de Rolland Courbis mené 4-0 avec l’OM par Montpellier

Rolland Courbis, l'entraîneur qui a osé défier l'impossible, est décédé ce lundi. Son audace légendaire s'est illustrée de manière spectaculaire le 22 août 1998, lors d'un match retourné face à Montpellier, où l'Olympique de Marseille était mené 4…

« Quand je pense qu’on va gagner 5 à 4 » : la vidéo de l’incroyable prédiction de Rolland Courbis mené 4-0 avec l’OM par Montpellier

Rolland Courbis, l’entraîneur qui a osé défier l’impossible, est décédé ce lundi. Son audace légendaire s’est illustrée de manière spectaculaire le 22 août 1998, lors d’un match retourné face à Montpellier, où l’Olympique de Marseille était mené 4 à 0 à la mi-temps.

À la pause, l’OM était accablé par un score terrifiant. En seulement 23 minutes, Montpellier avait pris l’ascendant avec trois buts, avant d’en ajouter un quatrième juste avant le retour aux vestiaires. Courbis lui-même reconnaissait plus tard : « En huit minutes, on prend trois buts (15e, 19e et 23e). Le troisième, c’est un coup de marteau sur les deux bosses que j’ai déjà sur la tête. Je suis impuissant. »

Pourtant, loin de se décourager, Courbis a affiché une confiance inébranlable. Il s’est approché de Louis Nicollin, le président de Montpellier, qui venait de lui témoigner son soutien, et lui a murmuré : « Quand je pense qu’on va gagner 5 à 4… » La réaction de Nicollin fut immédiate : « Ça, c’est des couilles ! » Courbis, visiblement galvanisé, a renchéri devant un auditeur conquis : « Ça c’est bon, je le pense hein, sinon je reste aux vestiaires ! »

Conscient de la nécessité d’un changement radical, Courbis a opté pour une approche pragmatique. Il a demandé à ses joueurs d’oublier le score et de se concentrer sur chaque action, comparant le match à une partie de pétanque où chaque boule compte. « Il s’agit de jouer chaque boule comme si c’était la dernière », leur a-t-il expliqué.

Les substitutions de Jocelyn Gourvennec à la mi-temps et de Christophe Dugarry à l’heure de jeu se sont avérées décisives. Dugarry a d’abord délivré une passe décisive (61e minute), avant de marquer un doublé (64e et 71e minutes). Courbis avait misé sur la puissance physique de ses joueurs, une stratégie qui a porté ses fruits : trois des quatre buts marseillais ont été inscrits de la tête.

Alors que le score revenait à 4 à 3, Courbis, malgré l’espoir renaissant, restait prudent. « À 4-3, même si plus de dix minutes s’écoulent avant que Roy n’égalise, je suis certain du 4-4. Et quand on y est, j’ai peur qu’on prenne le cinquième. Mes seules consignes sont des consignes de prudence. Je leur dis d’arrêter de s’embrasser, cela m’énerve », a-t-il confié. L’égalisation est finalement arrivée grâce à Éric Roy (84e minute), avant que Laurent Blanc ne transforme un penalty victorieux (90e minute), malgré les appréhensions de son entraîneur.

Sur le banc adverse, Jean-Louis Gasset, un autre entraîneur récemment disparu, assistait impuissant à l’incroyable retournement de situation. Ce match restera gravé dans les mémoires comme une illustration parfaite de l’audace et de la détermination de Rolland Courbis.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.