En attendant la décision finale concernant leur permis de séjour familial en Norvège, de nombreux demandeurs se sentent impuissants. Pourtant, il existe des démarches concrètes pour préparer son avenir professionnel, développer son réseau et faciliter son intégration, sans enfreindre la loi.
Pour les personnes en attente de regroupement familial hors Union Européenne/Espace Économique Européen (UE/EEE), cette période d’incertitude peut être mise à profit. Participer à des salons de l’emploi, des séminaires, des ateliers et des conférences est une excellente façon de se familiariser avec le marché du travail norvégien et de tisser des liens.
De nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) proposent d’ailleurs des ateliers de rédaction de CV et d’aide à la recherche d’emploi spécifiquement destinés aux immigrants. Maria Reiten Hindahl, conseillère juridique chez Caritas Norge, confirme la légalité de ces démarches : « Tant que vous n’effectuez pas de travail rémunéré », précise-t-elle. Elle ajoute qu’il est même possible d’assister à des entretiens d’embauche, à condition de signaler clairement à l’employeur potentiel que l’embauche ne pourra être effective qu’une fois le permis de séjour obtenu.
Le réseautage, notamment via les réseaux sociaux et les groupes d’expatriés, peut également ouvrir des portes. Ces communautés permettent de bénéficier de l’expérience d’autres personnes ayant vécu des situations similaires et d’accéder à des opportunités insoupçonnées.
Une autre stratégie astucieuse consiste à adhérer à un syndicat (fagforening). Selon Maria Reiten Hindahl, « il n’existe aucune barrière juridique empêchant une personne en attente de statut d’immigration d’intégrer un syndicat. L’adhésion peut dépendre des règles internes de l’organisation, mais le simple fait d’attendre une décision sur son statut ne constitue pas un obstacle ». L’adhésion à un syndicat est une pratique courante en Norvège et constitue un réseau professionnel important. Il est possible d’opter pour une adhésion étudiante (studentmedlem) ou une adhésion pour personnes non salariées, souvent proposées à des tarifs avantageux.
Il est conseillé de contacter directement le syndicat correspondant à sa profession pour connaître les conditions d’adhésion et les frais applicables. Les avantages peuvent être considérables : formations professionnelles à prix réduit, événements de réseautage spécifiques à son secteur d’activité et conseils juridiques gratuits pour l’examen de futurs contrats de travail.
Enfin, améliorer son niveau de norvégien (norsk) est essentiel. Cintia, une ressortissante argentine de 36 ans vivant à Fredrikstad, souligne l’importance de l’apprentissage de la langue pour faciliter l’intégration et rester actif. « Apprendre la langue est la clé », affirme-t-elle.
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