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Querelle au sujet du bureau du député : VK Prasanth qualifie la demande d’expulsion de politique ; demande personnelle, dit Sreelekha | Nouvelles du Kerala

Publié le 28 décembre 2023 06:09:00. Une dispute éclate à Thiruvananthapuram entre un député et une conseillère municipale du BJP concernant l'occupation d'un bureau partagé, ravivant les tensions politiques locales et soulevant des questions sur l'accès aux espaces…

Querelle au sujet du bureau du député : VK Prasanth qualifie la demande d’expulsion de politique ; demande personnelle, dit Sreelekha | Nouvelles du Kerala

Publié le 28 décembre 2023 06:09:00. Une dispute éclate à Thiruvananthapuram entre un député et une conseillère municipale du BJP concernant l’occupation d’un bureau partagé, ravivant les tensions politiques locales et soulevant des questions sur l’accès aux espaces publics pour les élus.

  • Le député VK Prasanth accuse la conseillère R Sreelekha d’avoir agi pour des motifs politiques en lui demandant de quitter un bureau qu’il occupe depuis sept ans.
  • R Sreelekha justifie sa demande par un manque d’espace de bureau pour les conseillers municipaux et affirme qu’il s’agissait d’une démarche personnelle et non d’une directive officielle.
  • La situation rappelle, selon le député, les méthodes controversées employées par le BJP dans d’autres États indiens.

Le député de Vattiyoorkavu, VK Prasanth, a dénoncé ce week-end une demande qu’il juge politiquement motivée de la part de R Sreelekha, conseillère du BJP pour le quartier de Sasthamangalam. Selon lui, il est inacceptable qu’une conseillère municipale sollicite directement un député pour qu’il quitte un bureau accessible au public depuis 2016.

M. Prasanth a précisé qu’il réglait régulièrement un loyer à la Thiruvananthapuram Corporation pour l’utilisation de ce bureau et que toute procédure d’expulsion devait respecter un cadre légal strict. « Si une libération des locaux est envisagée, c’est à l’instance qui a initialement attribué l’espace de revoir sa décision. Seul le secrétaire municipal peut ensuite émettre un avis d’expulsion », a-t-il expliqué aux médias.

Le bâtiment en question, appartenant à une société locale, abrite les bureaux du député et de la conseillère dans des espaces distincts. M. Prasanth a souligné qu’un précédent conseiller du BJP avait déjà occupé le même bureau pendant cinq ans sans que cela ne pose problème. Il a également rappelé que son contrat de location est valide jusqu’au 31 mars prochain.

Le député a estimé que cette situation s’inscrit dans une tentative d’importer à l’échelle locale les pratiques controversées, qualifiées de « bulldozer raj », employées par le BJP dans certains États du nord de l’Inde, caractérisées par des expulsions forcées et un manque de respect des procédures légales.

Contactée, R Sreelekha a reconnu que le bâtiment appartient à la Thiruvananthapuram Corporation, qui dispose donc de toute autorité sur son utilisation. Elle a également tenu à souligner l’existence d’une relation personnelle de confiance avec M. Prasanth.

« VK Prasanth est comme un frère pour moi. Lorsque j’étais directrice de la police, il était maire et nous avons collaboré étroitement. Je n’ai aucun problème personnel avec lui. »

R Sreelekha, conseillère municipale du BJP

Mme Sreelekha a expliqué qu’elle tentait de joindre M. Prasanth depuis deux jours. « Samedi, l’ancien conseiller Madusoodanan Nair m’a fait part de la nécessité d’améliorer l’espace de bureau disponible pour les conseillers. J’ai alors contacté M. Prasanth pour lui expliquer que je manquais de place et lui ai suggéré d’envisager de déménager son bureau », a-t-elle déclaré.

Selon elle, M. Prasanth a refusé, invoquant la durée de son mandat parlementaire. « Je lui ai demandé à nouveau, comme une sœur aînée, en lui assurant qu’il n’y avait aucune urgence et qu’il pouvait prendre le temps de la réflexion, mais je lui ai tout de même demandé d’envisager cette possibilité. Il a maintenu son refus », a-t-elle ajouté, précisant qu’elle avait répété sa demande à trois reprises.

Mme Sreelekha a également précisé que le bureau du député paie un loyer uniquement en raison de la propriété de la société. « S’il s’agissait de son propre immeuble, il ne paierait pas de loyer. Cela démontre en soi que la société a tous les droits sur la propriété », a-t-elle argumenté.

Elle a insisté sur le fait qu’elle avait contacté M. Prasanth à titre personnel et non en tant que conseillère émettant une directive. « Je lui ai parlé en tant que sœur, pas en tant que conseillère. Nous discuterons de cette question avec la direction du parti et le maire afin de déterminer les prochaines étapes », a-t-elle conclu.

Mme Sreelekha a enfin souligné que, si un député est libre d’ouvrir un bureau où il le souhaite dans sa circonscription, les conseillers municipaux disposent de beaucoup moins de flexibilité en matière d’espace de bureau, ce qui explique sa demande.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.