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R360, Red Bull, World Cup dreams: How the Prem transfer market got hot

Le marché des transferts de rugby à XV en Angleterre s'annonce particulièrement agité cet été, porté par l'arrivée de nouveaux investisseurs et une volonté accrue des clubs de se renforcer avec des joueurs de classe mondiale. Sale Sharks,…

R360, Red Bull, World Cup dreams: How the Prem transfer market got hot

Le marché des transferts de rugby à XV en Angleterre s’annonce particulièrement agité cet été, porté par l’arrivée de nouveaux investisseurs et une volonté accrue des clubs de se renforcer avec des joueurs de classe mondiale.

Sale Sharks, dont l’un des propriétaires, Simon Orange, a cédé sa société d’investissement en janvier pour environ 1,2 milliard d’euros (1 milliard de livres sterling), dispose d’un budget conséquent et d’une stratégie de recrutement bien définie. L’entraîneur de Sale, Sanderson, a d’ailleurs annoncé son intention d’attirer « quatre ou cinq internationaux de premier plan » dans ses rangs.

Newcastle, récemment racheté par le géant des boissons énergisantes Red Bull, est également en position de force pour attirer les meilleurs éléments. Cette nouvelle donne financière permet aux clubs de rivaliser plus efficacement, alors que le plafond salarial de la Premiership est fixé à 7,2 millions d’euros (6,4 millions de livres sterling).

L’intérêt du public pour ces mouvements de joueurs est palpable, alimenté par une communication plus ouverte des clubs. Bristol a par exemple annoncé l’arrivée de Louis Rees-Zammit avec une campagne de teasers vidéo spectaculaires, tandis que Harlequins a célébré la prolongation de contrat de Chandler Cunningham-South en raillant Saracens sur les réseaux sociaux, soulignant leur incapacité à conserver Tom Willis.

Cette transparence, parfois assumée, contribue à entretenir la spéculation. Phil Dowson, l’entraîneur de Northampton, a même déclaré que son joueur Furbank serait « fou » de ne pas explorer d’autres options pour évaluer sa valeur. Des situations plus conflictuelles, comme le départ de Chris Ashton des Saints en 2012 suite à un désaccord salarial, semblent toutefois moins fréquentes aujourd’hui.

Neil Fissler, journaliste spécialisé dans les transferts, observe cette évolution avec intérêt. Il note que les réactions des supporters en ligne sont souvent teintées d’ironie : « Mes favoris sont ‘si c’est vrai’, ‘ça n’arrivera jamais’ et ‘continuez à rêver’ », explique-t-il. « Les gens aiment la spéculation, certains la suivent avec conviction, d’autres avec scepticisme, mais elle suscite un engouement croissant. »

Selon Fissler, les clubs ont compris l’intérêt de cette dynamique pour engager le public : « C’est un bon moyen de susciter l’intérêt pour le sport et ses joueurs. Je reçois moins de plaintes qu’avant. Il vaut mieux qu’un joueur soit au centre des discussions que d’être ignoré. Cela crée une certaine effervescence et donne envie de suivre l’actualité. »

Sale a d’ailleurs reconnu que sa tentative de recrutement de Cunningham-South avait échoué en raison de ses exigences salariales élevées. Cette année, avec des budgets plus importants et une concurrence accrue, le marché des transferts promet d’être riche en rebondissements et en rumeurs.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.