À Rabat, le 18 mars 2027, l’ancien défenseur de Tottenham et international suisse Ramon Vega s’est déclaré candidat à la présidence de la FIFA pour défier Gianni Infantino lors du scrutin, devenant ainsi le premier opposant officiel au président sortant.
Ramon Vega vise la présidence de la FIFA
L’ancien joueur de 55 ans a officialisé ses intentions, s’appuyant sur une carrière qui l’a mené de la Suisse vers l’Italie, l’Angleterre et l’Écosse. Passé par les clubs de Cagliari, de Tottenham et du Celtic, il a notamment remporté la Coupe de la Ligue anglaise en 1999 avec les Spurs et complété un triplé national en Écosse durant la saison 2000-2001. Désormais, c’est sur le terrain de la gouvernance internationale qu’il souhaite s’imposer.
Ses ambitions se portent sur une refonte des structures dirigeantes pour le XXIe siècle, invoquant la nécessité d’une rupture.

« Je me présente pour réunifier la famille mondiale du football, mettre en œuvre des réformes authentiques et durables, moderniser la FIFA pour le XXIe siècle, rétablir la stabilité et la crédibilité, et reconstruire la confiance dont notre sport a un besoin urgent. »
Ramon Vega, candidat à la présidence de la FIFA
L’ancien défenseur central a également rappelé qu’il s’était déjà engagé dans de précédentes tentatives pour briguer la tête de l’instance internationale lors des années 2015, 2019 et 2022. Estimant que les fédérations nationales se montrent désormais plus enclines à accepter l’évolution des structures, il espère convaincre les acteurs du ballon rond au-delà des cercles dirigeants habituels.
Gianni Infantino face aux critiques
Cette entrée en lice survient alors que le dirigeant sortant, en poste depuis 2016, fait face à une contestation marquée.
La fronde s’est organisée au sein de plusieurs grandes confédérations continentales. L’UEFA, la Concacaf et l’AFC ont exprimé leur désaccord, tandis que plusieurs fédérations nationales ont pris leurs distances.
Le défi politique et le calendrier de l'élection de mars 2027
Malgré l’opposition frontale de l’Europe et le retrait des parrainages de plusieurs nations majeures comme l’Angleterre, la France, le Pays de Galles ou la Serbie, le président sortant conserve de solides appuis dans d’autres régions du globe. Il bénéficie notamment d’un ancrage affirmé en Afrique et en Amérique du Sud, ainsi que du soutien de pays du Moyen-Orient tels que l’Arabie saoudite et le Qatar.

Pour Ramon Vega, le chemin reste ardu. La validation définitive de sa participation exige de satisfaire aux critères stricts du processus électoral, parmi lesquels figure l’obtention du parrainage d’au moins cinq des 211 fédérations membres de la FIFA. L’ancien défenseur avait déjà tenté de se lancer dans la course lors des scrutins de 2015, 2019 et 2022 sans parvenir à franchir cette étape décisive.
La date limite fixée au 18 novembre marquera la fin du dépôt officiel des candidatures, ouvrant la voie à une potentielle structuration d’une alternative portée par l’Europe en marge des réunions exécutives tenues à Berlin.