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Recyc-Auto se transforme en concessionnaire face à la rareté automobile

La flambée des prix des véhicules neufs et d'occasion bouleverse le marché québécois au point de transformer des entreprises de recyclage en véritables concessions automobiles.

Recyc-Auto se transforme en concessionnaire face à la rareté automobile

La flambée des prix des véhicules neufs et d’occasion bouleverse le marché québécois au point de transformer des entreprises de recyclage en véritables concessions automobiles. L’entreprise Recyc-Auto, située à Napierville en Montérégie, a dû réinventer complètement son modèle d’affaires face à la rareté des approvisionnements.

Une chaîne d’approvisionnement asséchée en Montérégie

La baisse du nombre de voitures neuves sur le marché bloque la rotation habituelle. Elle garde les véhicules usagés en circulation beaucoup plus longtemps.

Historiquement, Éric Gariépy achetait des véhicules en fin de vie pour les démonter et revendre leurs pièces usagées.

La chaîne d’approvisionnement de véhicules usagés a diminué de beaucoup, soutient Éric Gariépy, propriétaire de Recyc-Auto, selon Le Journal de Montréal. Il y a moins de véhicules neufs dans le marché et les véhicules usagés restent dans le marché. Pour un recycleur, ça veut dire moins de possibilités d’acheter des véhicules usagés.

Du recyclage à la vente directe pour petits budgets

L’entreprise a dû hausser les montants offerts lors de l’acquisition de ces automobiles pour continuer à s’approvisionner.

Elle achète désormais des véhicules usagés pour les inspecter, les réparer et les revendre directement aux consommateurs dont les budgets sont serrés.

Quelqu’un qui veut acheter un véhicule usagé et qui n’a pas un gros budget pour financer un char à 15 000 $ ou 20 000 $, il peut se procurer un véhicule chez nous pour entre 2500 $ et 5000 $, précise M. Gariépy, d’après Le Journal de Montréal.

Des bombes à retardement sur les routes québécoises

La flambée des prix chez les concessionnaires pousse de nombreux automobilistes à garder leurs véhicules beaucoup plus longtemps.

La hausse des coûts au garage les pousse aussi à reporter des réparations. Cela crée un enjeu grandissant pour la sécurité sur les routes québécoises.

L’entrepreneur se trouve en première ligne de cette détérioration du parc automobile. Il observe régulièrement l’arrivée de véhicules irrécupérables et qualifie ces voitures de véritables bombes à retardement pour la sécurité publique.

Certains propriétaires tentent de maintenir ces machines en marche par des moyens de fortune, d’après les observations rapportées par Le Journal de Montréal.

Ils installent parfois des morceaux de bois fixés avec des clous directement sur la suspension des automobiles.

Quand on pense que la veille, la personne était encore sur la route avec ça, on se dit qu’il y a un méchant paquet de voitures qui ne devraient pas circuler, témoigne M. Gariépy, selon Le Journal de Montréal. On est vraiment surpris quand on voit à quel point le dessous de plusieurs véhicules est fini, pourri et littéralement dangereux.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.