Publié le 3 janvier 2026 18:32:00. L’expansion rapide des centres de données, indispensables à l’intelligence artificielle et au cloud computing, suscite une opposition croissante aux États-Unis, tandis que des géants de la technologie comme Meta investissent massivement dans ce secteur et que des tensions géopolitiques se manifestent dans le domaine spatial et de la cybersécurité.
- Les communautés américaines se mobilisent contre l’implantation de nouveaux centres de données, craignant leur impact sur les ressources et l’environnement.
- Meta a acquis la startup d’IA Manus pour plus de 2 milliards de dollars, renforçant ainsi ses capacités en intelligence artificielle.
- Un regain d’intérêt pour les activités analogiques, comme la lecture de vinyles ou les jeux de société, témoigne d’un besoin de déconnexion face à la technologie omniprésente.
L’appétit insatiable des entreprises technologiques pour la puissance de calcul, nécessaire au développement de l’intelligence artificielle et à la gestion du cloud computing, se heurte à une résistance grandissante sur le sol américain. Des projets d’implantation de centres de données, autrefois accueillis avec enthousiasme, sont désormais confrontés à une opposition locale de plus en plus déterminée. Les conseils municipaux, dans des villes agricoles et des banlieues en pleine expansion, voient leurs réunions envahies par des habitants inquiets, qui demandent aux autorités de rejeter les demandes de construction.
« Cela devient un problème majeur », affirme un consultant en immobilier commercial, soulignant l’inquiétude qui grandit parmi les grandes entreprises technologiques, les fournisseurs d’électricité, les syndicats et autres acteurs de l’IA. Les développeurs de centres de données se diversifient à la recherche de connexions plus rapides aux sources d’énergie, exacerbant les tensions avec les communautés locales.
Dans un autre registre, Meta, la société mère de Facebook et d’Instagram, continue d’investir massivement dans l’intelligence artificielle. Le géant californien a récemment finalisé l’acquisition de la startup Manus, basée à Singapour et dotée de racines chinoises, pour un montant estimé à plus de 2 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal. Manus a lancé plus tôt cette année son premier agent d’IA « à usage général », proposant des abonnements payants pour la recherche, le codage et d’autres tâches.
Parallèlement à cette course à la technologie, on observe un mouvement de fond vers un retour aux sources, une recherche de refuge dans des activités analogiques. Face à la distraction, à la polarisation et à l’automatisation croissantes, de plus en plus de personnes se tournent vers des activités manuelles comme la peinture, le tricot ou les jeux de société. D’autres privilégient l’envoi de cartes d’anniversaire manuscrites, conduisent des voitures à transmission manuelle ou redécouvrent le plaisir des vinyles, un format musical qui semblait condamné il y a encore quelques années.
Sur le plan géopolitique, la Russie a lancé trois satellites de communication iraniens en orbite, selon la télévision d’État iranienne. Ces satellites, baptisés Paya, Kowsar et Zafar-2, pourraient avoir une durée de vie allant jusqu’à cinq ans. Ce lancement, qui s’inscrit dans une collaboration étroite entre les deux pays, a été critiqué par les États-Unis, qui y voient une violation d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU et un risque de prolifération des armes nucléaires.
La cybersécurité est également au cœur des préoccupations. Un groupe de hackers pro-russes, connu sous le nom de Noname057, a revendiqué la responsabilité d’une cyberattaque majeure contre le service postal français, La Poste, perturbant les livraisons de colis à l’approche de Noël. Les procureurs français ont ouvert une enquête, tandis que le groupe de cybercriminalité est également suspecté d’être impliqué dans d’autres attaques en Europe. La France et ses alliés européens accusent la Russie de mener une « guerre hybride » pour saper le soutien à l’Ukraine.
Enfin, la réalité virtuelle offre de nouvelles perspectives, notamment pour les personnes âgées. Des complexes pour retraités utilisent cette technologie pour permettre à leurs résidents de revivre des expériences passées ou d’explorer de nouveaux horizons, favorisant ainsi la cognition et les liens sociaux. Une entreprise du Massachusetts a déployé cette solution dans 800 communautés de retraités aux États-Unis et au Canada.
L’Union européenne, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont également exprimé leur mécontentement face à la décision américaine d’imposer des interdictions de voyager à cinq Européens, accusés par l’administration Trump de faire pression sur les entreprises technologiques pour qu’elles censurent des opinions américaines. La Commission européenne a averti qu’elle prendrait des mesures contre toute « mesure injustifiée ».
En matière financière, les marchés américains ont connu une année 2025 positive, malgré les turbulences liées aux droits de douane et aux tensions entre l’administration Trump et la Réserve fédérale. Le S&P 500 est en voie d’enregistrer son troisième gain consécutif à deux chiffres. Le bitcoin a connu une volatilité importante, tandis que le marché obligataire a attiré l’attention de Donald Trump.
Pour les amateurs de divertissement, la fin de l’année offre un programme varié. L’Associated Press propose des guides complets sur sa page dédiée. Le 31 décembre, le spectacle du Nouvel An de Dick Clark avec Ryan Seacrest sera diffusé sur ABC.com, avec des performances de Chappell Roan, 50 Cent, Diana Ross, Chance the Rapper et bien d’autres. Plus tôt dans la soirée, la série « Stranger Things » dévoilera la finale de sa cinquième saison.
Un segment d’information de l’émission « 60 Minutes » critiquant la politique d’immigration de l’administration Trump a été accidentellement diffusé en ligne, avant d’être retiré. Le segment présentait des entretiens avec des migrants envoyés dans une prison salvadorienne notoire. L’incident a soulevé des questions sur la direction éditoriale de CBS News.