À 63 ans, le coureur britannique Coleman continue de repousser les limites de l’endurance, après avoir relevé de nombreux défis, dont la réalisation de 40 marathons consécutifs. Loin de se reposer sur ses lauriers, il envisage déjà de nouvelles aventures, avec l’espoir de participer à des courses toujours plus extrêmes.
Coleman, qui a débuté sa carrière en courant dans tous les stades de Premier League, de Southampton à Newcastle, s’est distingué par sa capacité à compléter des épreuves d’ultra-endurance. Il évoque ainsi son parcours : « J’ai fait des choses intéressantes. J’ai couru jusqu’à Lisbonne au Portugal pour l’Euro 2004 et j’ai établi de nombreux records du monde au tapis roulant en 1998. »
Conscient de ses limites en termes de vitesse – son meilleur temps sur marathon est de 3 heures et 24 minutes – il a choisi de se concentrer sur la persévérance. « Il faut jouer à ses forces », explique-t-il. « Je ne suis pas particulièrement rapide, j’ai donc dû trouver un domaine où je pouvais exceller. Être capable de courir un marathon chaque jour pendant 40 jours, c’est mon genre de défi. »
Pour Coleman, la course à pied est avant tout une question de résilience mentale. « J’ai pris le départ 1 229 fois pour courir un marathon et je n’ai jamais abandonné. J’ai toujours réussi à atteindre la ligne d’arrivée, parfois facilement, parfois avec difficulté », témoigne-t-il. Il privilégie la notion d’achèvement à celle de compétition : « Mon objectif est de terminer, pas nécessairement de gagner, mais de mener à bien. Je pense que cela m’a également aidé à surmonter les moments difficiles de la vie. »
L’esprit de course semble se transmettre au sein de la famille. Coleman s’apprête à participer à nouveau au Marathon des Sables en avril prochain, cette fois-ci en compagnie de son fils. « Il avait dit qu’il ne le ferait qu’une fois, mais il s’est rapidement réinscrit. Peut-être qu’il va suivre mes traces », confie-t-il avec un sourire.
Coleman, qui aura 64 ans l’année prochaine, ne montre aucun signe de ralentissement. Il ambitionne de continuer à participer à des courses multi-étapes exigeantes tant qu’il en aura la force et le plaisir. Il espère également être invité à participer à un marathon souterrain, « car la course à pied fait vraiment partie de ma vie maintenant et je ne me souviens pas d’une époque où elle n’en faisait pas partie. »