Une ligne électrique de 400 000 volts traversera le Sud-Gironde et les Landes, selon Actu.
Porté par RTE, ce projet prévoit l’installation de 160 pylônes sur un tracé de 65 kilomètres pour relier deux postes électriques entre le Lot-et-Garonne et les Landes. La concertation publique est ouverte depuis le 9 novembre 2026 et se prolongera jusqu’au 19 janvier 2027.
Le tracé de la ligne et l’aire d’étude
L’infrastructure doit relier un poste source prévu à Allons, dans le Lot-et-Garonne, à un second poste situé à Argelouse, dans les Landes, d’après Sudouest.
Quatre tracés hypothétiques sont soumis au débat public, matérialisés par un corridor de 200 à 500 mètres. Les porteurs du projet ont écarté l’option d’une ligne enterrée, qualifiée de quatre à huit fois plus onéreuse, ainsi que d’autres destinations. Les débats se déroulent sous l’égide de la Commission nationale du débat public.
L’aire d’étude englobe une trentaine de communes réparties sur la Gironde, les Landes et le Lot-et-Garonne, d’après Ici.
Cette zone comprend notamment Le Tuzan, Saint-Symphorien, Argelouse, Sore et Saint-Léger-de-Balson. Elle inclut aussi Bourideys, Callen, Luxey, Cazalis, Préchac, Lucmau, Bernos-Beaulac, Cudos et Escaudes. S’y ajoutent Captieux, Lerm-et-Musset, Goualade, Giscos, Retjons, Maillas, Bourriot-Bergonce et Losse. Enfin, Allons, Sauméjan, Saint-Michel-de-Castelnau, Lartigue, Pindères, Pompogne et Houeillès font partie de l’ensemble.
Une zone tampon située autour du champ de tir et polygone d’essai de Captieux a été exclue de l’aire d’étude pour incompatibilité avec ce type d’infrastructure aérienne. Les pylônes mesureront entre 35 et 50 mètres de haut pour une largeur de 25 mètres, espacés chacun de 300 à 500 mètres.

Lundi 12 octobre 2026, la préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, Sophie Brocas, a réuni les élus locaux à Langon afin de présenter l’aire d’étude. Les maîtres d’ouvrage relèvent déjà que le niveau d’enjeu sur l’aire d’étude s’avère relativement homogène et élevé.
Parmi les quatre options de tracés proposées, deux d’entre elles traversent le Ciron, touchent des zones de captage d’eau potable et passent à proximité d’habitations. Ces deux tracés doivent aussi composer avec le calendrier des travaux d’une ligne nouvelle du Sud-Ouest.
Une troisième option longe la Petite Leyre. Une quatrième se distance des cours d’eau mais traverse de nombreuses ramifications, ce qui nécessiterait des opérations de déboisement beaucoup plus importantes.
Les objectifs énergétiques du projet
Le projet vise à apporter une réponse concrète à la transition énergétique
en Nouvelle-Aquitaine, selon Sudouest. La préfecture de Nouvelle-Aquitaine défend le renforcement du réseau et l’accueil des énergies renouvelables.
Le poste source en Lot-et-Garonne est pressenti précisément sur la commune d’Allons. Il se situe à cheval sur Sauméjan et Houeillès.
Cet équipement affichera une capacité de 1 500 MW — équivalant à la consommation de trois agglomérations comparables à Bordeaux — pour répondre à sept demandes de raccordement déjà accordées. Ces demandes se répartissent entre six projets en Lot-et-Garonne et un dans les Landes, pour une production globale de 1 300 MW.
Ce poste lot-et-garonnais devra se connecter à un deuxième équipement landais localisé à Argelouse afin de rejoindre la ligne à 400 000 volts existante entre Cantegrit et Saucats.
Du côté des retombées financières pour les collectivités territoriales, la commune d’implantation des transformateurs RTE et Enedis percevra une somme annuelle de 567 000 euros. De plus, les communes traversées recevront chaque année 6 635 euros par pylône au titre de la taxe correspondante.
Le calendrier des travaux
La mise en service définitive est prévue à l’horizon 2032-2033
, d’après les prévisions de RTE. Le chantier doit débuter en 2030, après les phases d’enquêtes publiques et les démarches administratives menées entre 2027 et 2028.
Une vingtaine de réunions et temps d’échange publics sont programmés du 9 novembre 2026, date de la première réunion publique organisée à Captieux, jusqu’au 19 janvier 2027.