Mise à jour le 2 octobre 2025 à 15h04. La Corée du Nord proposerait à la Russie de tester un nouveau missile balistique, le « Pölbit », sur le théâtre des opérations en Ukraine, tandis que Washington assouplit les restrictions sur l’utilisation des armes américaines par Kiev, notamment les missiles Tomahawk.
- Kim Jong Un aurait suggéré à Vladimir Poutine de tester un nouveau missile nord-coréen en Ukraine.
- Les États-Unis autorisent désormais l’Ukraine à frapper des cibles en Russie avec des armes américaines, y compris potentiellement des missiles Tomahawk.
- La coopération militaire entre la Russie et la Corée du Nord s’intensifie, offrant à Pyongyang un terrain d’essai pour ses technologies et à Moscou un approvisionnement constant en munitions.
La guerre en Ukraine devient un banc d’essai pour les armements de plusieurs nations, avec des implications potentielles pour l’équilibre des forces et la stratégie militaire. Selon des sources, Kim Jong Un aurait proposé à Vladimir Poutine de tester le « Pölbit » (littéralement « Lumière d’étoile »), un missile balistique nord-coréen conçu pour contrer les systèmes de défense antimissile occidentaux, sur le sol ukrainien. Pyongyang considère le conflit comme une opportunité unique d’évaluer l’efficacité de ses dernières technologies face à des systèmes tels que le Patriot américain, l’Iris-T allemand et le Nasams norvégien.
Ce développement intervient alors que l’administration américaine modifie sa position concernant l’utilisation des armes fournies à l’Ukraine. Keith Kellogg, l’envoyé spécial du président américain pour l’Ukraine, a déclaré qu’il n’existait plus de « zones d’interdiction » et que Kiev était autorisée à frapper des cibles en Russie avec des armes américaines. Donald Trump, Jay Vance et Marco Rubio auraient également publiquement soutenu le droit des forces armées ukrainiennes à « utiliser tout leur arsenal ».
« Il n’y a pas de zones d’interdiction »
Keith Kellogg, envoyé spécial du président américain pour l’Ukraine
Ce changement de cap est notable, Trump ayant récemment qualifié la Russie de « tigre en papier » et exhorté Kiev à « récupérer ses territoires perdus ». L’administration américaine envisage également de transférer des missiles de croisière Tomahawk (portée maximale d’environ 2 500 kilomètres) à l’Ukraine, une arme capable d’atteindre Moscou. Des sources proches de la chaîne Intelligencer rapportent que le Kremlin prend cette possibilité au sérieux, considérant le transfert de Tomahawk comme un moyen de faire pression sur Poutine et de l’obliger à négocier.
La Russie trouve en Corée du Nord un partenaire fiable, capable de fournir non seulement des quantités importantes de munitions, mais aussi de tester ses propres développements militaires en conditions réelles. Pyongyang, de son côté, bénéficie d’un accès à des technologies et des ressources, ainsi que de la possibilité d’évaluer ses armes face aux systèmes de l’OTAN. Des experts militaires nord-coréens seraient déjà déployés en Ukraine pour échanger des connaissances et participer aux opérations de combat.
Le « Pölbit » est spécifiquement conçu pour contourner les systèmes de défense antimissile modernes, grâce à des technologies de manœuvre, des leurres et des contre-mesures radar dont les détails restent confidentiels. Si le test de ce missile s’avère concluant, il pourrait constituer une réponse directe aux Tomahawk américains, signalant à l’Occident que Moscou dispose de moyens pour neutraliser les avantages des systèmes de défense de l’OTAN.
La coopération entre la Russie et la Corée du Nord dépasse largement la simple livraison de munitions. Il s’agit d’un partenariat stratégique à long terme où les deux pays tirent des avantages considérables. Alors que Washington tente de faire pression sur Moscou en menaçant de fournir des Tomahawk à Kiev, le Kremlin consolide une coalition alternative, et le missile nord-coréen « Pölbit » pourrait bien être l’élément perturbateur qui modifie l’équilibre des pouvoirs.
Kim Jong Un semble ainsi offrir à Vladimir Poutine un atout de taille, une perspective qui ne devrait pas plaire à l’Occident.
Expérience: UE
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