Saim Ayub : De prodige à roi des canards, le Pakistan peut-il encore se permettre ses échecs ?
L’ouvreur pakistanais Saim Ayub a inscrit son nom dans l’histoire du cricket, mais pour de mauvaises raisons. Il est devenu le premier joueur à enregistrer quatre canards (zéro pointé) lors d’une seule édition de la Coupe d’Asie. Les difficultés du gaucher ont atteint un nouveau point bas lors du match en cours contre le Bangladesh dans la phase Super Four, où il a été éliminé pour un canard.
Salué comme le “Golden Boy” du Pakistan et la prochaine grande sensation du cricket, le parcours d’Ayub lors de la Coupe d’Asie 2025 contraste fortement avec les attentes. Ses sorties constantes et infructueuses ont non seulement terni ses statistiques personnelles, mais ont également perturbé le rythme de frappe du Pakistan lors de rencontres cruciales tout au long du tournoi.
Décortiquer la Coupe d’Asie 2025 d’Ayub
Le cauchemar du gaucher a commencé dès la phase de groupes et s’est poursuivi sans relâche. Ses quatre canards sont survenus contre Oman, l’Inde, les Émirats arabes unis et maintenant le Bangladesh en Super Four.
Sur six manches jouées lors du tournoi, le joueur de 22 ans n’a accumulé que 23 points, affichant une moyenne lamentable de 3,83. Cette performance est particulièrement préoccupante compte tenu de son importance dans le top de l’ordre de frappe pakistanais en T20I.
Battre des records dans le mauvais sens
Les quatre canards de Saim Ayub ont dépassé le précédent record du plus grand nombre d’éliminations sans marquer lors d’une seule campagne de Coupe d’Asie. Le record précédent appartenait à Mashrafe Mortaza du Bangladesh, qui avait enregistré trois canards lors de la Coupe d’Asie T20 2016.
Aucun autre frappeur dans l’histoire du tournoi n’avait réussi à accumuler quatre zéros en une seule édition jusqu’à l’exploit d’Ayub.
Les difficultés rencontrées lors de la Coupe d’Asie l’ont également propulsé au deuxième rang du classement des joueurs pakistanais avec le plus grand nombre de canards en carrière en T20I. Avec son dernier licenciement contre le Bangladesh, il en compte désormais neuf, se plaçant juste derrière les dix canards d’Umar Akmal.
Impact sur l’équipe
Au début de la Coupe d’Asie 2025, le Pakistan avait utilisé Ayub comme ouvreur. Cependant, ses difficultés au sommet ont conduit l’équipe à le repositionner au numéro trois. Mais ses malheurs ont persisté.
Ses éliminations précoces entravaient le progrès de l’équipe, la limitant à des totaux modérés en fin de manche. En frappant au numéro trois, Ayub a marqué quelques points, mais avec une approche hésitante et à un rythme bien inférieur aux normes modernes. En conséquence, le Pakistan a perdu l’élan qu’il avait pris au début, en raison des limitations d’Ayub.
Il est probable qu’il soit conservé pour ses qualités de lanceur. Mais combien de temps la direction continuera-t-elle à le soutenir alors que les retours sur ses compétences principales sont minimes, voire inexistants ?