Home AffairesSam Altman tente d’acheter sa propre société de fusées pour concurrencer SpaceX. La clé : les centres de données

Sam Altman tente d’acheter sa propre société de fusées pour concurrencer SpaceX. La clé : les centres de données

by Amélie Bernard

Publié le 4 décembre 2023 22:01:00. La course à l’intelligence artificielle s’étend désormais à l’espace : OpenAI, la société à l’origine de ChatGPT, étudierait le rachat d’une entreprise de fusées afin de déployer ses propres centres de données en orbite, dans une tentative de s’affranchir de la dépendance vis-à-vis de SpaceX d’Elon Musk.

  • OpenAI envisage d’acquérir Stoke Space, une startup spécialisée dans les fusées réutilisables.
  • Cette initiative vise à réduire la dépendance d’OpenAI à l’égard de SpaceX pour le lancement de ses infrastructures.
  • La demande énergétique croissante de l’IA est un facteur clé de cette course à l’espace, l’orbite offrant des avantages en termes d’énergie solaire et de refroidissement.

La rivalité entre Sam Altman, PDG d’OpenAI, et Elon Musk, fondateur de SpaceX, prend une nouvelle dimension avec cette potentielle acquisition. Si les discussions avec Stoke Space, basée à Seattle, se sont ralenties à l’automne dernier, cette démarche confirme une tendance observée depuis plusieurs mois : les géants de la Silicon Valley étendent leurs ambitions au-delà de la Terre pour répondre aux besoins croissants de l’intelligence artificielle.

Selon des informations du Wall Street Journal, Sam Altman ne cherchait pas simplement un prestataire de lancement, mais un investissement stratégique lui permettant de prendre le contrôle majoritaire de Stoke Space. Fondée en 2020 par d’anciens ingénieurs de Blue Origin, cette entreprise développe une fusée entièrement réutilisable, baptisée « Nova », conçue pour concurrencer le Falcon 9 de SpaceX.

Au-delà de la compétition directe avec SpaceX, cette décision s’explique par une logique énergétique. La demande de puissance de calcul pour l’IA est telle que son maintien sur Terre pourrait avoir des conséquences environnementales considérables. L’espace, en revanche, offre un accès quasi illimité à l’énergie solaire – disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sur certaines orbites – et un vide permettant de refroidir les équipements sans gaspiller d’eau.

Cette course aux centres de données spatiaux n’est pas l’apanage d’OpenAI. Ce qui pouvait sembler, il y a encore peu de temps, une idée futuriste, est désormais pris très au sérieux par les grandes entreprises technologiques.

Elon Musk n’a pas tardé à réagir. Face aux débats sur la nécessité de construire de nouvelles infrastructures orbitales, il a estimé qu’il n’était pas nécessaire de réinventer la roue :

« Il suffira de faire évoluer les satellites Starlink V3… SpaceX va le faire. »

Elon Musk

Musk, dont SpaceX dispose déjà d’une infrastructure bien établie, semble donc confiant dans sa capacité à répondre aux besoins croissants en matière de centres de données spatiaux.

Images | Ministère brésilien des communications | Village Mondial

À lire également : La construction de centres de données dans l’espace : Elon Musk met fin au rêve

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