Publié le 2024-02-29 10:32:00. Sandis Ozoliņš, ancien défenseur étoile de la LNH et actuel assistant-entraîneur de l’équipe nationale lettone de hockey, revient sur son bref passage comme entraîneur-chef et partage sa vision de l’évolution du hockey moderne à l’approche des Jeux olympiques de Milan-Cortina.
- Sandis Ozoliņš a rapidement quitté son poste d’entraîneur-chef du Dinamo Riga en 2018 après une série de 12 défaites consécutives.
- Il souligne l’importance d’une équipe talentueuse pour obtenir des résultats durables, au-delà de la simple motivation.
- Ozoliņš travaille actuellement avec Harijs Vītoliņš pour préparer les Jeux olympiques, adoptant une approche collaborative et respectueuse des spécificités de l’équipe nationale.
L’expérience de Sandis Ozoliņš sur le banc des entraîneurs a été, pour le moins, instructive. En 2017/2018, il a accepté le poste d’entraîneur-chef du Dinamo Riga, dans la Ligue continentale de hockey (KHL). Cependant, son mandat fut de courte durée. Après seulement 16 matchs et une série noire de 12 défaites, Ozoliņš a pris la décision de démissionner.
« C’était une expérience très enrichissante, mais j’ai rapidement réalisé que je ne pouvais pas tenir mes promesses », a-t-il confié dans une interview. « J’ai moi-même sollicité mon manager, Jura Savickas, pour qu’il me libère de mes fonctions. Il a tenté de me faire changer d’avis, mais j’étais convaincu que la situation était irréversible. Mathématiquement, il était impossible pour nous de nous qualifier pour les séries éliminatoires. »
Cette expérience a profondément marqué Ozoliņš, qui en a tiré une leçon essentielle : le simple enthousiasme ne suffit pas pour construire une équipe performante sur le long terme. « À court terme, avec de la combativité et un concours de circonstances favorables, on peut obtenir des résultats, mais pour une réussite durable, il faut un groupe de joueurs compétents », a-t-il expliqué. « Mon erreur a été de croire qu’il était possible de compenser un manque de talent par la seule volonté. »
Ozoliņš a également souligné l’évolution constante du hockey et la nécessité de se tenir informé des nouvelles tendances. « Le hockey ne cesse de progresser, et il est impératif d’apprendre en permanence. Si l’on souhaite poursuivre une carrière dans ce sport, il faut rester à l’affût des dernières innovations. Toutes les industries s’inspirent les unes des autres en matière de connaissances. »
Après son passage au Dinamo Riga, Ozoliņš a occupé le poste d’assistant-entraîneur au Torpedo Nijni Novgorod, également dans la KHL. Plus récemment, il a travaillé comme recruteur pour l’Avalanche du Colorado, dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Actuellement, il est l’assistant d’Harijs Vītoliņš au sein de l’équipe nationale lettone, en préparation des Jeux olympiques de Milan-Cortina.
« Dans l’ensemble, cette expérience a été très positive. J’ai pu observer le fonctionnement d’une équipe de près et j’apprécie ce travail », a-t-il déclaré. « Je suis conscient de mes lacunes, mais je suis prêt à les combler si je souhaite me consacrer pleinement à cette profession. »
Bien que Vītoliņš souhaitait depuis longtemps intégrer Ozoliņš à son équipe, l’accord actuel porte uniquement sur la période des Jeux olympiques. Ozoliņš se montre humble et respectueux de la vision de l’entraîneur-chef. « Je suis à l’écoute et mes opinions sont prises en compte, mais je ne sais pas si elles sont toujours suivies. J’essaie de ne pas imposer mes idées, car les exigences d’une équipe nationale diffèrent de celles d’un club en saison régulière », a-t-il précisé. « C’est pourquoi j’ai décidé de ne pas chercher à inculquer aux joueurs des schémas qui pourraient entrer en conflit avec les consignes de leur club. Il ne faudrait pas qu’ils se retrouvent à devoir jouer d’une manière en club et d’une autre en équipe nationale. » Il a ajouté que les clubs ont plus de temps pour analyser les forces et les faiblesses des joueurs, ce qui est moins possible en équipe nationale.
Malgré des blessures et des problèmes de dépendance au cours de sa carrière, Sandis Ozoliņš a réussi à jouer au plus haut niveau jusqu’à l’âge de 41 ans, témoignant d’une discipline et d’un engagement exceptionnels.
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