Publié le 10 novembre 2025 à 11h07. D’anciennes gymnastes roumaines ont publiquement accusé leur ancienne entraîneuse, Camelia Voinea, de violences physiques et psychologiques, révélant un climat de terreur qui aurait perduré pendant des années et entraîné des traumatismes durables, voire des idées suicidaires.
- L’affaire a éclaté suite aux témoignages de gymnastes lors des Championnats du monde de gymnastique 2025 à Jakarta.
- Les accusations incluent l’utilisation d’un fouet en caoutchouc pour frapper les athlètes, ainsi que des coups portés à mains nues.
- Camelia Voinea nie catégoriquement les accusations et envisage des poursuites pour diffamation.
Un scandale retentissant secoue le monde de la gymnastique roumaine. Plusieurs anciennes gymnastes ont brisé le silence, dénonçant des années de violences physiques et psychologiques infligées par leur ancienne entraîneuse, Camelia Voinea. Les témoignages, glaçants, font état d’un climat de peur et de terreur au sein de l’équipe nationale.
Le point de départ de cette affaire remonte aux Championnats du monde de gymnastique 2025 à Jakarta, où Denisa Golgotă a publiquement évoqué les abus qu’elle aurait subis. Suite à ses révélations, d’autres anciennes gymnastes ont pris la parole, anonymement dans un premier temps, avant de se décider à témoigner plus précisément. Le Nation hongroise a rapporté que les accusations sont détaillées et concordantes.
« On nous traitait violemment, on nous battait. Elle a frappé beaucoup d’entre nous jusqu’au sang, criant sur nous en permanence. C’était insupportable », a confié une ancienne gymnaste. Une autre a décrit l’utilisation d’un fouet en caoutchouc :
« Elle s’est procuré un fouet en caoutchouc et l’utilisait pour frapper les athlètes, y compris moi. Si je ratais un exercice, j’étais touchée. Main ou pied, cela n’avait pas d’importance pour elle. Elle nous battait comme des animaux. Si mes parents remarquaient des marques à la maison, je mentais, disant que j’avais fait des bêtises, que je m’étais blessée. »
Ancienne gymnaste
Les témoignages décrivent des séances d’entraînement transformées en véritables cauchemars. Les gymnastes portaient des bas épais pour dissimuler les ecchymoses et craignaient d’entrer dans le vestiaire, lieu privilégié des châtiments corporels. Certains témoignages évoquent également des coups portés à mains nues. L’accumulation de ces violences aurait conduit certaines athlètes à envisager le suicide.
« Cette femme est un monstre. »
Témoignage anonyme
« La salle d’entraînement était surnommée la ‘salle de la terreur’ car c’est là que les passages à tabac avaient lieu. Elle battait ses élèves jusqu’à ce qu’ils en pleurent. »
Camelia Voinea, quant à elle, nie fermement toutes les accusations et se dit victime de diffamation. Elle envisage de porter plainte contre ses accusatrices. Cependant, l’affaire prend de l’ampleur, de nouvelles victimes se manifestent et la presse roumaine suit de près cette affaire qui révèle les problèmes structurels de la gymnastique roumaine.
Ce scandale met en lumière des pratiques abusives qui semblent exister depuis des décennies au sein de la gymnastique roumaine, soulevant des questions sur la surveillance et la protection des jeunes athlètes.
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