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Schiaparelli lance «The Abyss» à Paris avec Bad Bunny

Le défilé Schiaparelli à Paris, ouvert ce lundi 6 juillet 2026, a mis en avant une collection intitulée « The Abyss », mêlant surréalisme et innovations textiles, tout en attirant l’attention de figures comme Bad Bunny, dont l’apparition…

La collection Schiaparelli : entre surréalisme et innovation

Le défilé Schiaparelli à Paris, ouvert ce lundi 6 juillet 2026, a mis en avant une collection intitulée « The Abyss », mêlant surréalisme et innovations textiles, tout en attirant l’attention de figures comme Bad Bunny, dont l’apparition a été marquée par un accessoire surprenant.

La collection Schiaparelli : entre surréalisme et innovation

La collection automne-hiver 2026-2027 de Schiaparelli, intitulée « The Abyss », explore les profondeurs de la créativité, en s’inspirant des créatures marines. Daniel Roseberry, directeur artistique de la maison, a présenté des pièces audacieuses, comme un bustier en silicone bleu laiteux ou une jupe en bas nylon tendus sur un fil de fer, selon S-quive. Les matériaux traditionnels comme la soie ont été remplacés par des éléments inattendus, tels que le latex et la peinture sculptée. La palette de couleurs, inspirée de la faune marine, inclut des nuances de rose homard, de violet et de tangerine, sur fond noir laqué et or Schiaparelli.

La collection Schiaparelli : entre surréalisme et innovation
Photo: Vanity Fair

Cette approche s’inscrit dans la lignée du surréalisme, mouvement artistique qui a défini l’identité de la fondatrice Elsa Schiaparelli dans les années 1930, notamment à travers ses collaborations avec Salvador Dalí. Sous la direction de Daniel Roseberry, la maison continue de transformer le corps humain en œuvre d’art, utilisant des volumes exagérés et des textures hybrides pour bousculer les codes de la haute couture traditionnelle.

Bad Bunny, icône de mode au premier rang

Le chanteur portoricain Bad Bunny, récemment passé en France pour trois concerts, a ouvert le défilé Schiaparelli dans un costume jaune beurre, la couleur de l’été, agrémenté de dorures et de motifs surréalistes. Son accessoire le plus marquant : une cravate en forme de tresse dorée, dont la provenance reste mystérieuse, selon Le HuffPost. Cette pièce, rappelant les travaux de Meret Oppenheim, a été comparée aux accessoires poilus de la griffe, tout en évoquant les traditions portoricaines. Son style, souvent mixant références dandy et sportives, le place comme une figure incontournable de la mode, selon Paris Match.

Bad Bunny, icône de mode au premier rang
Photo: parismatch.com

L’influence de Bad Bunny dépasse le cadre du divertissement musical ; il est devenu un vecteur de visibilité pour la mode masculine expérimentale. En portant des pièces qui défient les genres et les conventions, l’artiste s’aligne avec la vision de Roseberry, qui cherche à libérer le vestiaire masculin des contraintes classiques pour embrasser une esthétique plus théâtrale et sculpturale.

Réactions et enjeux de l’événement

Le défilé a attiré des personnalités comme Michelle Yeoh et Emma Corrin, dont les tenues ont également mis en valeur l’héritage de Schiaparelli. Emma Corrin, par exemple, a porté une veste de « chimère » à couper le souffle, tandis que Michelle Yeoh optait pour une robe noire fourreau, selon Vanity Fair. La présence de Bad Bunny, après ses concerts à Paris, a été perçue comme un lien fort entre la musique et la mode, un phénomène qui renforce l’influence de la culture populaire sur les tendances couture, souligne Marie Claire.

Emma Corrin, Michelle Yeoh & Bad Bunny Dazzle At Schiaparelli Couture Event; N18G

Le choix des invités et le timing du défilé soulignent la stratégie de Schiaparelli pour maintenir un pont constant entre l’exclusivité de la haute couture et l’impact médiatique global. La présence d’actrices oscarisées et de stars mondiales transforme le podium en un événement social majeur, où le vêtement ne sert plus seulement d’objet d’art, mais de signal culturel fort diffusé instantanément sur les réseaux sociaux.

Implications pour la mode et la culture pop

Le défilé Schiaparelli et la présence de Bad Bunny illustrent une tendance croissante de la mode à s’inspirer de la culture populaire, en particulier des artistes musicaux. Cette synergie entre musique et mode, déjà observée avec des figures comme Ariana Grande ou Kylie Jenner, montre comment les artistes influencent les créateurs, tout en renforçant leur statut d’icônes culturelles. Pour Roseberry, la créativité réside dans l’abandon des normes, comme il l’a affirmé : « La vraie maîtrise couture n’est pas de dominer, mais de créer dans l’inconnu sauter sans savoir si le filet apparaîtra », selon S-quive.

Implications pour la mode et la culture pop
Photo: Le HuffPost

Cette philosophie du « saut dans l’inconnu » se traduit par une volonté de sortir des sentiers battus de la mode commerciale. En privilégiant des matériaux comme le silicone ou le latex, Schiaparelli repousse les limites de la technicité artisanale. L’enjeu pour la maison est de concilier l’aspect conceptuel de « The Abyss » avec la désirabilité des pièces, tout en continuant d’ancrer son image dans l’avant-garde parisienne.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.