Publié le 28 septembre 2025 à 04h48. Lors d’une rencontre surprise en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé à Donald Trump la livraison de missiles Tomahawk, une arme de longue portée, afin de faire pression sur la Russie et de tenter de débloquer le conflit.
- Volodymyr Zelensky a sollicité auprès de Donald Trump la fourniture de missiles Tomahawk à l’Ukraine.
- L’objectif de cette demande est de renforcer la position de Kiev et d’inciter le président russe Vladimir Poutine à des concessions.
- Les États-Unis envisagent de déployer des missiles Tomahawk en Allemagne dès 2026 dans le cadre d’une stratégie de dissuasion envers la Russie.
La demande de missiles Tomahawk intervient après un entretien entre les présidents Zelensky et Trump, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. Selon des sources proches des deux parties, Zelensky a explicitement évoqué le besoin de ces armes pour intensifier la pression sur Moscou. Trump a publiquement salué la résistance ukrainienne, qualifiant la lutte du pays d'”impressionnante”.
Le missile Tomahawk, initialement un type de hache de combat utilisé par diverses tribus amérindiennes, est aujourd’hui une arme de croisière de haute précision. Avec une portée allant jusqu’à 2 400 km (environ 1 500 miles), il peut atteindre des cibles à longue distance avec une précision estimée à environ 5 mètres. Il a été utilisé dans plusieurs conflits, notamment lors de la guerre du Golfe en 1990, dans le conflit yougoslave de 1999 et en Afghanistan en 2001.
Cette requête s’inscrit dans un contexte de montée en puissance des frappes ukrainiennes sur le territoire russe. Zelensky a même menacé de frapper le Kremlin, déclarant à Axios : « Ils doivent savoir où se trouvent les bunkers de protection contre les attaques aériennes. » Il a ajouté que si les responsables russes ne mettaient pas fin à la guerre, ils en auraient « vraiment besoin ».
Parallèlement, les États-Unis envisagent de déployer des missiles Tomahawk en Allemagne d’ici 2026, une décision prise dans le cadre du sommet de l’OTAN à Washington. Cette initiative vise à renforcer la dissuasion face à la Russie et à signaler un engagement ferme envers la sécurité européenne. L’OTAN a confirmé cette décision.
La situation économique russe est également source de préoccupation. Vladimir Poutine est confronté à des difficultés croissantes, et certains observateurs estiment que l’économie russe pourrait être fragilisée par les sanctions occidentales et les dépenses militaires liées à la guerre en Ukraine. Donald Trump a d’ailleurs qualifié la Russie de « tigre de papier » en référence à sa situation économique.
Cependant, la Hongrie, sous la direction de Viktor Orbán, s’oppose fermement à un embargo sur le pétrole et le gaz russes, estimant qu’une telle mesure serait désastreuse pour son économie. Viktor Orbán a déclaré que de telles sanctions seraient une « catastrophe » pour la Hongrie.
L’évolution de la position de Donald Trump à l’égard du Kremlin est également notable. Après une période de tensions avec Volodymyr Zelensky, Trump a affiché un certain rapprochement avec Vladimir Poutine lors d’un sommet en Alaska. Son attitude semble désormais plus nuancée, comme en témoigne son récent soutien aux attaques ukrainiennes contre l’infrastructure énergétique russe.
(Sources : Britannica, Truth Social, Axios, Tagesschau, AFP, DPA)
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