Publié le 30 septembre 2025 à 17h28. L’Argentine est sous le choc après la découverte des corps de trois jeunes femmes, victimes de torture, dans le jardin d’une maison près de Buenos Aires. Une opération policière a mené à l’arrestation de sept personnes, soupçonnées d’être impliquées dans un acte de vengeance lié au trafic de drogue.
- Sept personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Morena Verna, Brenda del Castillo et Lara Gutiérrez.
- Les victimes ont été retrouvées enterrées dans le jardin d’une maison à Florencio Varela, à 26 kilomètres au sud de Buenos Aires.
- Les autorités suspectent un acte de vengeance orchestré par des réseaux de trafiquants argentins et péruviens.
L’affaire a pris une tournure dramatique mercredi dernier avec la découverte des corps sans vie de Morena Verna (20 ans), Brenda del Castillo (20 ans) et Lara Gutiérrez (15 ans). Les jeunes femmes avaient été vues pour la dernière fois le 20 septembre à Florencio Varela, une municipalité située dans la province de Buenos Aires. Les autopsies ont révélé qu’elles avaient subi de multiples tortures avant d’être tuées, suggérant une embuscade préméditée.
Trois arrestations supplémentaires ont été effectuées ces dernières heures, portant le nombre total de suspects détenus à sept. Parmi eux, deux sont de nationalité péruvienne et cinq sont argentins. Le gouverneur de la province de Buenos Aires, Axel Kicillof, a déclaré aux journalistes que six autres suspects avaient été identifiés et étaient activement recherchés.
L’enquête, menée par le procureur Adrián Arribas, a permis d’émettre un mandat d’arrêt contre Tony Janzen Valverde Victoriano, 20 ans, surnommé « Little J », considéré comme le cerveau présumé de ces meurtres. Milagros Florencia Ibáñez, nièce d’un autre suspect, Lázaro Víctor Sotacuro, a également été interpellée. Ariel Giménez, 29 ans, est quant à lui soupçonné d’avoir creusé la fosse où les corps ont été dissimulés. Andrés Parra, Miguel Villanueva Silva, Celeste González Guerrero et Daniela Ibarra, tous de nationalité argentine, font également partie des personnes arrêtées et ont pour l’instant refusé de coopérer avec la justice.
Les autorités privilégient la piste d’un acte de vengeance lié à des règlements de comptes entre bandes de trafiquants argentins et péruviens.
Cette affaire a provoqué une vive émotion à travers le pays. Samedi dernier, des milliers de personnes se sont rassemblées à Buenos Aires et dans d’autres provinces argentines pour exiger que justice soit faite.
Le gouverneur Kicillof, issu du péronisme, a critiqué le président Javier Milei et sa ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, appelant à la mise en place d’une “table de travail au niveau national” pour lutter contre le trafic de drogue. Patricia Bullrich a répliqué en soulignant que le gouverneur devait d’abord s’attaquer au “problème d’insécurité majeur” qui sévit dans sa province.
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