Home SantéSergio Cifuentes Canaval : L’évolution du paysage thérapeutique du cancer du sein HR-positif à travers les stades de la maladie

Sergio Cifuentes Canaval : L’évolution du paysage thérapeutique du cancer du sein HR-positif à travers les stades de la maladie

by Sophie Martin

Publié le 18 janvier 2026 à 06h42. Une récente publication scientifique met en lumière l’importance de personnaliser les traitements contre le cancer du sein hormono-dépendant, en tenant compte de l’évolution de la maladie et des caractéristiques spécifiques de chaque patiente. Le Dr Sergio Cifuentes Canaval partage les implications de ces avancées pour la pratique clinique.

  • La thérapie endocrinienne reste le pilier du traitement, mais peut être optimisée par l’ajout d’inhibiteurs de CDK4/6 pour les patientes à haut risque.
  • L’analyse des mutations génétiques, notamment ESR1 et PIK3CA, permet d’orienter vers des traitements ciblés plus efficaces.
  • Le séquençage des traitements, basé sur l’évolution de la tumeur et les mécanismes de résistance, est un domaine en constante évolution.

Le Dr Sergio Cifuentes Canaval, oncologue médical à la clinique Las Américas Auna, a récemment partagé sur X une analyse d’un article publié dans CA : A Cancer Journal for Clinicians, rédigé par Akshara Singareeka Raghavendra et al. Cette publication explore les dernières avancées dans la prise en charge du cancer du sein hormono-dépendant (HR+) et HER2 négatif.

L’article souligne que le cancer du sein HR+ est une maladie hétérogène, capable d’évoluer et de développer des résistances aux traitements. Ces résistances peuvent être liées à des mutations du gène ESR1, à l’activation de la voie PI3K/AKT/mTOR, à une dérégulation de la voie CDK ou à des modifications épigénétiques. Il est donc crucial de réévaluer régulièrement les biomarqueurs pour adapter la stratégie thérapeutique.

En cas de maladie à un stade précoce, la thérapie endocrinienne adjuvante demeure la base du traitement. Cependant, l’ajout d’inhibiteurs de CDK4/6 (abemaciclib, ribociclib) peut améliorer la survie sans progression invasive chez certaines patientes présentant un risque plus élevé. L’étude du statut germinal BRCA et l’utilisation d’outils génomiques émergents permettent d’affiner l’évaluation du risque.

Pour les patientes atteintes d’une maladie métastatique, la première intention thérapeutique consiste généralement en une combinaison de traitement endocrinien et d’inhibiteurs de CDK4/6. Les lignes de traitement suivantes peuvent intégrer des inhibiteurs de PI3K (alpelisib) pour les tumeurs mutantes PIK3CA, des inhibiteurs de mTOR (évérolimus) ou des SERD oraux pour les maladies présentant une mutation ESR1. Le choix du traitement doit être individualisé en fonction des antécédents de la patiente, de son profil mutationnel et de la dynamique de la maladie.

Les auteurs insistent sur l’absence d’algorithme thérapeutique rigide et soulignent la nécessité d’adapter le séquençage des traitements en fonction de l’évolution de la maladie. Des tests moléculaires réguliers, réalisés sur des échantillons de tissu ou d’ADNc, peuvent guider ces ajustements. L’objectif est d’éviter le surtraitement et de préserver la sensibilité aux traitements endocriniens.

« Cela s’applique-t-il à nous en Amérique latine ? »

Sergio Cifuentes Canaval, oncologue médical

Titre : Personnalisation des thérapies au cours du cancer du sein métastatique à récepteurs hormonaux positifs/HER2 négatif

Auteurs : Akshara Singareeka Raghavendra, Senthil Damodaran, Carlos H. Barcenas, Suzanne A. Fuqua, Rachel M. Layman, Debu Tripathy

Pour en savoir plus, consultez l’article complet publié dans CA : A Cancer Journal for Clinicians.

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