Mis à jour le 3 décembre 2025 à 18h40. Le milieu de terrain de l’Universidad de Chile, Charles Aránguiz, a violemment critiqué les instances dirigeantes du football chilien après un match nul face à Coquimbo Unidos, dénonçant un manque de soutien envers les clubs engagés dans les compétitions internationales.
- Charles Aránguiz a publiquement attaqué l’ANFP (Association Nationale de Football Professionnel) et le Sifup (Syndicat des Footballeurs Professionnels du Chili).
- Il déplore un manque de considération pour les équipes chiliennes participant à des compétitions internationales, notamment en termes de calendrier et de conditions de jeu.
- Le Sifup a réagi à ces accusations, minimisant la controverse et assurant qu’il partage les préoccupations du joueur.
La sortie de Charles Aránguiz, survenue après le match nul de l’Universidad de Chile contre Coquimbo Unidos, a créé une onde de choc dans le monde du football chilien. Le joueur, surnommé « El Príncipe » (Le Prince), n’a pas mâché ses mots à l’encontre des responsables de l’ANFP et du Sifup, estimant qu’ils ne soutiennent pas suffisamment les clubs chiliens dans leur parcours international.
« Je défends un club et cette année, j’ai senti que j’étais en accord avec ce club. Je ne veux pas voir les visages des gens de la direction (ANFP) ou du Sifup. Je me suis senti décédé », a-t-il déclaré, exprimant un profond ressentiment. Il a ensuite précisé : « Cette année, nous avons dû concourir au niveau international et je n’ai pas senti qu’il y avait un soutien pour les équipes chiliennes de la part de la direction de l’ANFP et du Sifup. »
Aránguiz a illustré ses propos en évoquant les difficultés rencontrées par son équipe lors de sa participation à une compétition continentale. Il a notamment dénoncé le fait d’avoir dû jouer un match crucial sur un terrain synthétique à midi, alors que son adversaire, Lanús, bénéficiait de conditions plus favorables. « Nous représentons le football chilien, nous avons dû jouer un match difficile en demi-finale et trois jours plus tard nous sommes allés sur un terrain synthétique à midi, alors que Lanús ne jouait pas. Puis encore à 12 heures à Talcahuano. Lanús a joué un classique un lundi à 20h », a-t-il souligné.
Ces déclarations incendiaires n’ont pas tardé à susciter une réaction officielle du Sifup. Le syndicat a organisé une réunion avec les dirigeants de l’Universidad de Chile pour discuter de l’affaire. Le président du Sifup, Luis Marina, a tenté de minimiser la controverse.
« Je pense qu’il ne faut pas chercher la controverse là où il n’y en a pas. Parlez-lui ainsi qu’à Marcelo Díaz, qui est le délégué syndical chargé de transmettre l’information à La U. »
Luis Marina, président du Sifup
Marina a cependant reconnu que le Sifup partage les préoccupations d’Aránguiz. « Son agacement est un agacement que nous partageons, il a eu beaucoup de courage pour le dire publiquement. Cela fait 3 ans que nous participons à une table de programmation, où nous étions avec la TNT, les Carabineros, les gens de l’ANFP, pour que les matchs, les horaires ou ceux pris dans les duels décisifs soient les meilleurs », a-t-il expliqué.
Il a également révélé que le Sifup avait été écarté de la table de programmation des matchs sans préavis, ce qui l’empêche d’influencer les décisions concernant les calendriers et les horaires. « Charles ne savait pas que nous ne sommes pas à la table de programmation du football, où nous avons été écartés sans prévenir. C’est une revendication que nous avons faite en tant que syndicat, où des matchs ont été programmés, des horaires qui ne correspondent pas et qui, en tant que syndicat, nous a bouleversés », a-t-il conclu.
