Un tribunal à Singapour a condamné Muhammad Firdhaus Mokhtar, âgé de 37 ans, à 14 semaines de prison pour avoir agressé un garçon de quatre ans près d’un arrêt de bus. L’agression s’est produite le 6 mars après que l’enfant eut fait un geste obscène à l’accusé.
L’affaire s’est déroulée autour de midi le 6 mars dernier, un vendredi, lorsqu’un père de famille s’est rendu dans une école maternelle pour récupérer son propre fils selon les informations relayées par The Star. Le jeune garçon, qui jouait avec le fils de l’agresseur, a adressé un geste déplacé au prévenu.
L’homme, visiblement irrité, a sommé l’enfant de s’approcher. L’écolier a ignoré l’injonction et a préféré s’éloigner en direction de l’auxiliaire familiale qui l’attendait. C’est à l’arrêt de bus situé à l’extérieur de l’établissement, au milieu d’autres enfants et de parents, que la situation a dégénéré.
L’agression au milieu des passants et des enfants
Muhammad Firdhaus Mokhtar a poursuivi la victime jusqu’à l’abri bus bondé. Il l’a empoigné par le bras, avant de intimer l’ordre à la gouvernante de dire aux parents de ne pas lui laisser faire de tels gestes, tandis que la femme s’est excusée auprès de lui d’après les précisions de The Star. Terrorisé, le petit s’est caché derrière un pôle ou un pilier de l’arrêt de transport en commun.
Loin de lâcher prise, l’agresseur l’a tiré par le col pour le faire sortir de sa cachette. Il l’a frappé de revers sur la joue droite, puis a enchaîné avec une violente claque sur la joue et l’oreille gauche avec son autre main, le tout d’après les précisions apportées par la substitute du procureur général Etsuko Lim lors de l’audience.
Sous la force du coup, l’enfant s’est effondré au sol en ressentant des bourdonnements dans l’oreille. Malgré l’intervention de l’employée de maison qui tentait de l’écarter, l’homme a maintenu sa prise, a pointé son doigt sous le nez de la victime et a proféré de nouvelles menaces.
Etsuko Lim a indiqué selon Channel NewsAsia : « Tout en maintenant sa prise sur le bras de la victime, l’accusé a pointé son doigt sous son nez, a menacé de lui casser le doigt et a crié qu’il reviendrait… lundi. »
Avant de quitter les lieux, l’agresseur a violemment secoué le bras du garçon pour le projeter en arrière, provoquant sa chute et sa bousculade. Des témoins et des caméras de surveillance policières ont immortalisé la scène.

Le lourd impact psychologique sur le jeune victime
Une fois rentré chez lui, l’enfant pleurait abondamment. Ses parents ont constaté des rougeurs prononcées au niveau des oreilles, des joues et de la mâchoire avant de le transporter à l’hôpital KK Women’s and Children’s. Le personnel médical a diagnostiqué des contusions sur les deux joues et lui a prescrit cinq jours d’antalgiques.
Les séquelles psychologiques se sont avérées durables. Le garçonnet a refusé de retourner en classe durant plusieurs jours et s’est réveillé en pleurs la nuit. Durant les mois suivants, il n’a cessé de demander anxieusement à sa mère si le lendemain était un lundi, redoutant de croiser à nouveau son agresseur.

La victime a déclaré selon Channel NewsAsia : « J’ai peur que l’oncle me redonne une forte gifle. »
Face à la persistance de cette détresse, la famille a pris la décision de transférer l’enfant dans un autre établissement scolaire. Sa mère a exprimé sa profonde amertume devant le tribunal, soulignant que son fils souffre encore de cauchemars et a perdu confiance en lui.
La décision de justice et la condamnation à l’audience
Le prévenu, âgé de 37 ans, a plaidé coupable de deux chefs d’accusation pour voies de fait et usage de force criminelle sur mineur, tandis qu’un troisième chef a été pris en compte pour la sentence. Le parquet avait requis une peine de quatre à six mois de prison, insistant sur le caractère prémédité et la violence de l’agression en public.
Le juge Koo Zhi Xuan a qualifié les actes commis contre l’enfant d’inacceptables et de répréhensibles. La défense a plaidé les regrets de son client, qui a présenté ses excuses à la famille tout en obtenant le report du début de sa détention au 13 novembre en raison de la grossesse de son épouse.
| Élément de la procédure | Détail de la décision |
|---|---|
| Infractions reconnues | Voies de fait et usage de force criminelle sur un mineur |
| Peine prononcée | 14 semaines d’emprisonnement ferme |
| Dédommagement financier | 170 dollars singapouriens (environ 133 dollars américains) pour les frais médicaux |
| Date du verdict | Mercredi 30 septembre 2026 |
Elle a toutefois insisté sur le chemin qu’il reste à parcourir pour redonner au petit garçon l’assurance et la tranquillité d’esprit qu’il possédait avant ce mois de mars.