Publié le 31 décembre 2025 à 12h10. Une nouvelle épreuve, un départ groupé en style libre, a secoué le Tour de ski à la veille du Nouvel An, suscitant des réactions contrastées parmi les coureurs.
- L’Américain Gus Schumacher a remporté cette nouvelle épreuve, devançant l’Autrichien Benjamin Moser et le Norvégien Lars Heggen.
- Plusieurs athlètes, dont Simen Hegstad Krüger et Federico Pellegrino, ont exprimé leur mécontentement face à ce format jugé chaotique et injuste.
- La FIS (Fédération Internationale de Ski) semble satisfaite de cette diversité de nations représentées dans le top 7.
Le Tour de ski a innové le soir du Nouvel An en proposant une épreuve inédite : un départ groupé de 5 kilomètres en style libre, divisé en séries successives. Les coureurs ont été répartis en quatre groupes en fonction de leurs performances antérieures, chaque série démarrant dès la fin de la précédente. Le temps le plus rapide, quelle que soit la série, a déterminé le vainqueur.
Gus Schumacher a ainsi décroché la première place, suivi de Benjamin Moser et de Lars Heggen. Ce résultat a été salué par certains, notamment par les responsables de la FIS, qui y voient une manière d’introduire plus de diversité au sein des compétitions de ski de fond.
« Certains y sont fortement opposés, d’autres pensent que ce n’est pas grave. Si vous êtes de la FIS et que vous avez vu une armée de Norvégiens en tête de chaque liste de résultats en ski de fond toute la saison, vous avez maintenant une liste avec Gus Schumacher, qui gagne devant Benjamin Moser, Lars Heggen, un jeune norvégien en troisième position »,
Jann Post, commentateur international de NRK
Cependant, ce nouveau format n’a pas fait l’unanimité. Simen Hegstad Krüger, médaillé d’or olympique en skiathlon aux Jeux de Pyeongchang en 2018, s’est montré particulièrement critique.
« Ce n’était pas très amusant. C’était le chaos »,
Simen Hegstad Krüger, coureur de ski de fond
Il a exprimé son souhait que cette épreuve ne soit pas renouvelée à l’avenir, la jugeant plus proche d’une course de spectacle que d’une véritable compétition de Coupe du Monde.
« J’espère que c’est la première et la dernière fois que nous le faisons ici en Coupe du Monde, je dois l’admettre. Je pense que c’est un format un peu idiot, et on a l’impression que nous organisons une course de spectacle et non une course de Coupe du Monde »,
Simen Hegstad Krüger, coureur de ski de fond
L’Italien Federico Pellegrino, spécialiste du sprint, a également exprimé ses réserves, estimant que ce format ne favorisait pas l’équité entre les athlètes.
« Je suis un peu déçu. Je me sentais en forme, mais dans une course comme celle-là, c’est comme ça que ça se passe. Je pense que la FIS a beaucoup de chance que les conditions de neige soient comme ça. L’année dernière, il y avait de la neige fraîche tous les week-ends. Avec de la neige fraîche, non seulement le Tour de Ski serait détruit, mais peut-être aussi la Coupe du Monde dans son ensemble. À mon avis, ce format n’est pas juste pour les athlètes »,
Federico Pellegrino, coureur de ski de fond
Malgré ces critiques, la FIS semble déterminée à poursuivre ses expérimentations, estimant que cette nouvelle épreuve a permis de dynamiser la compétition et de mettre en avant des athlètes issus de différentes nations. L’expert Fredrik Aukland de NRK a souligné que sept nations différentes figuraient dans le top 7, ce qui constitue un résultat encourageant pour la FIS.