L’inflation reste la préoccupation numéro un des Américains, tandis que la Suisse affiche un taux d’inflation nul. Cette divergence met en lumière des réalités économiques contrastées et soulève des questions sur l’efficacité des politiques monétaires actuelles.
Aux États-Unis, l’inflation continue de peser sur l’opinion publique, éclipsant même les préoccupations liées à l’économie en général. Une analyse des données de Jim Bianco révèle que la cote d’approbation de Donald Trump en matière d’inflation est au plus bas de sa présidence, bien inférieure à son approbation globale et à celle concernant l’économie. Ce constat souligne l’importance cruciale que les électeurs américains accordent à la maîtrise des prix.
À l’opposé, la Suisse connaît une situation singulière. En novembre, les prix à la consommation sont restés stables par rapport à l’année précédente, affichant un taux d’inflation de zéro. Pour les investisseurs, cette stagnation indique que l’inflation sous-jacente a atteint son point le plus bas depuis plus de quatre ans, rendant improbable la prévision de 0,4 % de la Banque nationale suisse (BNS) pour le trimestre en cours.
Bien que cette faible inflation ne conduise pas nécessairement la BNS à adopter des taux d’intérêt négatifs à court terme, la surveillance de ses prévisions pour 2026 sera essentielle. Une baisse de la prévision actuelle de 0,55 % signalerait un changement significatif de politique monétaire. Malgré ce contexte, le franc suisse (CHF) se maintient, la BNS préférant probablement une monnaie plus faible pour stimuler l’inflation, sans pour autant anticiper une dépréciation importante.
Par ailleurs, l’Allemagne est confrontée à des difficultés économiques croissantes. Le chancelier Merz subit des pressions alors que les chefs d’entreprise mettent en garde contre un déclin structurel du pays. Peter Leibinger, directeur du groupe industriel BDI, a averti que chaque mois sans réformes significatives entraînerait des pertes d’emplois et une érosion de la capacité d’action du gouvernement.
Au Japon, le rendement des obligations d’État à 30 ans a atteint un niveau record de 3,37 %, un signal d’alerte potentiel pour les États-Unis. Cette situation soulève des questions quant à la capacité des États-Unis à maîtriser leur déficit et leur dette publique, suggérant que le scénario japonais pourrait se reproduire si aucune mesure corrective n’est prise.
Dans le secteur technologique, OpenAI, malgré ses levées de fonds massives, affiche des pertes considérables, devenant la startup la plus déficitaire de l’histoire. JP Morgan met en garde contre la chute rapide des coûts d’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), ce qui pourrait nuire aux entreprises qui développent les modèles fondamentaux, comme OpenAI et Anthropic. La marchandisation de l’IA, avec une baisse des coûts, pourrait entraîner une réduction des marges bénéficiaires et une érosion du pouvoir de fixation des prix de ces entreprises, à l’instar de ce qui s’est passé dans l’industrie des télécommunications avec la 3G, la 4G et la 5G.
À lire aussi
