Cette technique, qui utilise la voie intraveineuse, vise à réduire les risques liés à la chirurgie cérébrale.
Selon M. Duan, un chirurgien possédant environ 4 à 5 ans d’expérience est capable de localiser le dispositif dans ce délai. Il a précisé qu’aucun problème de sécurité grave n’a été signalé à ce jour et que l’implant peut être retiré et récupéré dans le mois suivant l’intervention. Actuellement, cette méthode n’a été testée que sur des moutons, StairMed n’ayant pas encore débuté d’essais cliniques sur l’homme.
Une alternative aux méthodes invasives
Cette approche se distingue des systèmes comme celui de Neuralink, qui repose sur une méthode invasive nécessitant l’ouverture du crâne pour insérer le dispositif dans le cortex cérébral. L’interface cerveau-ordinateur est une technologie reliant l’activité cérébrale à des appareils électroniques, permettant leur contrôle par la pensée et les signaux neuronaux.
La Chine cherche ainsi à développer des entreprises technologiques nationales capables de rivaliser avec la société d’Elon Musk. Pékin a pour objectif de créer deux à trois leaders mondiaux dans ce domaine d’ici 2030, considérant l’ICO comme un point de convergence entre les neurosciences, les soins de santé, la technologie des semi-conducteurs et l’intelligence artificielle.
Un marché en pleine croissance
Le secteur des interfaces cerveau-machine (ICM) devrait connaître une forte progression. Un rapport de Morgan Stanley estime que le marché américain des implants d’ICM pourrait atteindre 80 milliards de dollars d’ici 2035.
D’autres acteurs explorent également l’implantation vasculaire. En 2023, la start-up Synchron a implanté des ICM via la veine jugulaire chez 10 patients aux États-Unis et en Australie. Par ailleurs, l’université de Nankai a annoncé l’année dernière avoir réussi le premier essai clinique mondial d’une ICM chez l’humain utilisant la transplantation vasculaire.