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Stephen Miller, conseiller de Trump, affirme que personne ne combattra les États-Unis pour le Groenland

La volonté affichée par l'administration américaine d'intégrer le Groenland aux États-Unis continue de susciter une vive tension diplomatique, notamment avec le Danemark et ses alliés européens. Cette ambition, justifiée par des considérations de sécurité nationale et de contrôle…

Stephen Miller, conseiller de Trump, affirme que personne ne combattra les États-Unis pour le Groenland

La volonté affichée par l’administration américaine d’intégrer le Groenland aux États-Unis continue de susciter une vive tension diplomatique, notamment avec le Danemark et ses alliés européens. Cette ambition, justifiée par des considérations de sécurité nationale et de contrôle de l’Arctique, intervient dans un contexte de politique étrangère américaine de plus en plus assertive.

Stephen Miller, l’un des principaux conseillers de Donald Trump, a affirmé que « la position officielle du gouvernement américain est que le Groenland devrait faire partie des États-Unis ». Il a remis en question la légitimité du contrôle danois sur l’île, demandant : « Sur quel droit le Danemark revendique-t-il son contrôle sur le Groenland ? Sur quelle base se fonde-t-il pour revendiquer le Groenland comme colonie du Danemark ? »

M. Miller a également souligné l’importance stratégique du Groenland pour les États-Unis en tant que puissance de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord). Selon lui, l’intégration du Groenland est essentielle pour « sécuriser la région arctique, protéger et défendre l’OTAN et ses intérêts ». Il a affirmé que personne ne s’opposerait militairement à une telle annexion, déclarant : « Personne ne combattra les États-Unis pour l’avenir du Groenland. »

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a fermement rejeté cette idée, avertissant qu’une attaque américaine contre le Groenland signifierait la fin de l’OTAN. Six autres pays européens – le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne et l’Espagne – ont publié une déclaration commune soutenant le Danemark et réaffirmant que « le Groenland appartient à son peuple, et seuls le Danemark et le Groenland peuvent décider des questions concernant leurs relations ».

Cette escalade diplomatique intervient après une intervention militaire américaine au Venezuela, au cours de laquelle des troupes américaines ont arrêté le président Nicolas Maduro et l’ont transféré à New York pour répondre à des accusations liées à la drogue et aux armes. À la suite de cette opération, Donald Trump a déclaré que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela pour une durée indéterminée, évoquant un retour à la doctrine Monroe de 1823 et à une politique de suprématie américaine dans l’hémisphère occidental.

L’intérêt renouvelé de l’administration Trump pour le Groenland a été illustré par la publication sur les réseaux sociaux par Katie Miller, l’épouse de Stephen Miller, d’une carte du Groenland aux couleurs du drapeau américain, accompagnée du mot « BIENTÔT ». Cette publication a ravivé les craintes d’une possible action militaire américaine pour prendre le contrôle de l’île.

Le Groenland, avec ses 57 000 habitants, jouit d’une large autonomie depuis 1979, mais la défense et la politique étrangère restent du ressort du Danemark. Bien que la majorité des Groenlandais soient favorables à une éventuelle indépendance vis-à-vis du Danemark, les sondages d’opinion indiquent une forte opposition à une intégration aux États-Unis. Donald Trump a justifié son intérêt pour le Groenland par son emplacement stratégique et ses ressources minérales, essentielles pour les secteurs de haute technologie.

La récente nomination d’un envoyé spécial américain pour le Groenland a également suscité l’irritation au Danemark.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.