Publié le 5 décembre 2025 14:35:00. L’ancien stratège de Donald Trump, Steve Bannon, révèle son implication dans la création d’un parti nationaliste en Irlande, dans le cadre d’une stratégie plus large visant à encourager des mouvements populistes en Europe.
- Steve Bannon affirme travailler « en coulisses » pour former un parti nationaliste irlandais.
- Il prédit l’émergence d’un « Trump irlandais » et d’un mouvement « Maga » (Make America Great Again) en Irlande.
- Une stratégie de sécurité nationale américaine préconise de « cultiver la résistance » face à la trajectoire actuelle de l’Europe, suscitant des critiques.
Steve Bannon, figure influente du mouvement populiste américain et animateur de l’émission War Room, a révélé son engagement dans la politique irlandaise. Dans une interview accordée à Politico, il a déclaré consacrer du temps et des efforts à la formation d’un parti nationaliste sur l’île.
« Je passe beaucoup de temps dans les coulisses sur la situation irlandaise pour aider à former un parti national irlandais », a-t-il affirmé. Bannon estime que l’Irlande, comme d’autres pays européens, est mûre pour un mouvement populiste de type « Maga ». Il prévoit même l’apparition d’un leader charismatique comparable à Donald Trump.
« Ils vont avoir un Maga irlandais, et nous allons avoir un Trump irlandais. Tout cela va se mettre en place, sans aucun doute. Ce pays est à la limite grâce à une migration massive. »
Steve Bannon
L’intervention de Bannon intervient alors que les États-Unis ont dévoilé une nouvelle stratégie de sécurité nationale qui appelle à « cultiver la résistance » en Europe face à ce qu’elle considère comme un « effacement civilisationnel ». Ce document stratégique, qui a suscité des réactions négatives en Europe, met l’accent sur le soutien aux « partis européens patriotiques ». Bannon s’est dit « agréablement choqué » par l’explicite nature de cette stratégie, notamment par la priorité accordée à ces partis.
Allié de longue date de Donald Trump, Bannon est connu pour sa rhétorique anti-Union européenne, allant jusqu’à qualifier Bruxelles de « vampire ». Il soutient également la nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine, qui s’inscrit dans la continuité de ses convictions idéologiques.
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