Les contrats à terme sur les actions américaines progressent ce mercredi 17 juin 2026, alors que Wall Street attend la décision de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt. Le Dow Jones a atteint un nouveau record historique mardi, malgré le recul du S&P 500 et du Nasdaq, dans un climat marqué par un accord de paix potentiel entre les États-Unis et l’Iran.
Le Dow Jones franchit un cap historique malgré la chute de la tech
La séance de mardi a révélé une fracture nette entre les valeurs industrielles et le secteur technologique. Selon CNBC, le Dow Jones Industrial Average a progressé de 328,64 points, soit 0,64 %, pour atteindre un nouveau sommet. L’indice a brièvement franchi la barre symbolique des 52 000 points durant la journée, avant de clôturer légèrement en dessous.

À l’inverse, les indices plus larges ont fléchi. Le S&P 500 a cédé 0,57 % et le Nasdaq Composite a chuté de 1,15 %. Cette divergence reflète une hésitation des investisseurs face à la volatilité des valeurs technologiques, alors même que le marché bleu-chip continue son ascension.
L’élan se poursuit ce mercredi matin avec des contrats à terme orientés à la hausse : le Nasdaq 100 gagne 0,52 %, le S&P 500 progresse de 0,26 % et le Dow Jones s’apprécie de 41 points, soit environ 0,1 %.
L’accord États-Unis-Iran et l’incertitude sur le détroit d’Ormuz
Le sentiment du marché est étroitement lié aux développements diplomatiques au Moyen-Orient. Le président Donald Trump a annoncé un accord potentiel pour mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a confirmé que les deux parties ont cessé leurs opérations militaires, avec une cérémonie de signature prévue ce vendredi en Suisse.
Toutefois, l’enthousiasme initial est tempéré par des doutes logistiques. Comme le rapporte Yahoo Finance, si des responsables américains affirment que le détroit d’Ormuz sera rouvert au trafic commercial sans péage d’ici vendredi, des avertissements soulignent que la reprise effective des expéditions de pétrole pourrait prendre plusieurs mois.
Cette situation crée un paradoxe pour les marchés : une paix politique immédiate, mais une normalisation énergétique lente. Cette lenteur pourrait maintenir une pression inflationniste sur les prix de l’énergie, compliquant ainsi la tâche de la banque centrale américaine.
Le premier test de Kevin Warsh à la tête de la Fed
Toutes les attentions se portent désormais sur la réunion du Comité fédéral du marché ouvert (FOMC) qui débute ce mercredi. Il s’agit de la première décision sous la direction du nouveau président, Kevin Warsh, soutenu par Donald Trump.
Le consensus prévoit un maintien des taux d’intérêt dans une fourchette cible de 3,5 % à 3,75 %. Cependant, une divergence apparaît sur les attentes futures. Tandis que CNBC rapporte que Warsh pourrait ne pas soumettre de « dot » (prévision individuelle) lors de la mise à jour trimestrielle, Yahoo Finance indique que nombre d’analystes de Wall Street anticipent un virage vers de nouvelles hausses dans le « dot plot » des décideurs.
« Je pense que nous sommes plutôt bien positionnés pour terminer le trimestre en beauté et, alors que nous entamons le second semestre, nous restons optimistes.
Scott Chronert estime que la résolution du conflit iranien pourrait permettre à la Fed de se mettre en retrait. Il a précisé :
« Avec des prix du pétrole qui commencent à baisser à mesure que nous nous rapprochons d’une résolution du conflit avec l’Iran, je pense que nous pourrions voir la Fed se mettre en retrait. Ce que cela fait, en fin de compte, c’est prolonger la stratégie d’élargissement du marché, amorcée depuis environ un mois, ce qui nous offre, selon nous, une trajectoire ascendante pour la seconde moitié de l’année.
L’ascension fulgurante de SpaceX après son introduction en bourse
Parallèlement aux mouvements macroéconomiques, la société spatiale d’Elon Musk continue d’impressionner. SpaceX a vu son action grimper de plus de 4 % mardi, marquant un troisième jour consécutif de gains post-IPO. Le titre a même progressé de 2 % lors des échanges après-bourse.

La valorisation de l’entreprise a atteint un niveau tel qu’elle a frôlé celle d’Amazon durant la séance de mardi. Depuis son introduction en bourse au prix de 135 $ l’action, le titre SpaceX a bondi de près de 50 %.
Tensions inflationnistes et réactions en Asie
L’instabilité mondiale se fait sentir jusque dans les banques centrales étrangères. Mardi, la Banque du Japon a relevé son taux d’intérêt directeur à son plus haut niveau depuis 31 ans pour contrer les pressions inflationnistes, exacerbées par la hausse des prix de l’énergie durant le conflit.
Malgré cela, les marchés asiatiques ont globalement réagi positivement à l’annonce de la paix entre Washington et Téhéran :
- Nikkei 225 (Japon) : +0,91 % (nouveau record)
- Topix (Japon) : +0,91 %
- Kosdaq (Corée du Sud) : +1,49 %
- Kospi (Corée du Sud) : +0,42 %
- S&P/ASX 200 (Australie) : +0,58 %
Seul l’indice Hang Seng de Hong Kong a reculé de 0,37 %, tandis que le CSI 300 de Chine continentale a terminé légèrement en hausse.
Les investisseurs attendront désormais les résultats financiers de CarMax et Jabil, ainsi que les chiffres des ventes au détail et des ventes de logements en attente pour le mois de mai, afin de mieux calibrer leurs attentes avant la communication officielle de la Fed.
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