La conclusion de la série phénomène Stranger Things, diffusée sur Netflix, ne manquera pas de rappeler un autre classique de l’horreur : Ça de Stephen King. Au-delà des références assumées, la série a su forger sa propre identité, tout en livrant un final spectaculaire.
Le dernier épisode, intitulé « Chapter Eight: The Rightside Up », a révélé une surprise de taille : le Mind Flayer, la créature interdimensionnelle qui terrorise Hawkins, prend la forme d’une araignée géante. Une image qui évoque inévitablement le climax du roman Ça (1986), où le Club des Perdants affronte Pennywise sous une forme similaire. Cette similitude n’est pas le fruit du hasard : les frères Duffer, créateurs de Stranger Things, ont toujours reconnu l’influence majeure de Stephen King sur leur œuvre.
En réalité, le projet initial des frères Duffer était d’adapter Ça au cinéma. N’ayant pas pu concrétiser cette ambition, ils ont créé Stranger Things, une série qui reprend de nombreux codes de l’univers kingien, ainsi que des références à John Carpenter et Steven Spielberg. Le final de la série, avec son araignée monstrueuse, est donc un hommage assumé à l’une des conclusions les plus marquantes de l’œuvre de King.
Mais les parallèles entre Stranger Things et Ça ne s’arrêtent pas là. Le personnage de Mike Wheeler (Finn Wolfhard) fait écho à Bill Denbrough, le héros de Ça, qui évolue vers une vie d’écrivain et renonce à ses sentiments pour Beverly Marsh. De même, Max Mayfield (Sadie Sink), l’héroïne aux cheveux roux de Stranger Things, trouve le bonheur dans une relation amoureuse, à l’instar de Beverly.
Cependant, les deux œuvres ne se valent pas sur tous les plans. L’arc narratif concernant l’acceptation de soi du personnage de Will Byers (Noah Schnapp) est, selon certains, plus réussi que la représentation du personnage de Richie Tozier dans le film Ça : Chapitre Deux. Par ailleurs, si Stranger Things a évolué vers une plus grande inclusivité, Ça reste plus pertinent dans sa critique des maux de la société américaine et de l’aveuglement des petites villes face à l’horreur qui se cache en leur sein, comme le démontre la récente série préquelle Ça : Bienvenue à Derry.
En fin de compte, Stranger Things a su s’affirmer comme une œuvre originale, même en puisant son inspiration dans l’univers de Stephen King. Et même avec une araignée géante qui aurait ravi Jon Peters.
Stranger Things est disponible sur Netflix.
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