Publié le 14 janvier 2026 19:09:00. Le président du groupe parlementaire ÖVP au Burgenland, Bernd Strobl, a réaffirmé son opposition ferme au gouvernement régional, notamment au SPÖ, tout en défendant la liberté d’expression au sein de son parti et en alertant sur des dérives potentiellement autoritaires dans la gestion de certains dossiers.
- Bernd Strobl critique vivement la politique du gouvernement Doskozil, en particulier dans le domaine financier et concernant l’affaire « Neue Eisenstädter ».
- Il souligne la nécessité pour l’ÖVP de se faire entendre au Parlement et d’offrir une alternative claire.
- Une motion de censure contre le gouverneur Doskozil, déposée par Strobl et le FPÖ, a échoué en novembre dernier.
Dans le cadre des discussions télévisées « Burgenland Today », Bernd Strobl a exposé sa vision de l’opposition et de la situation politique régionale. Il a insisté sur le fait que son opposition ne se limitait pas au SPÖ, mais qu’elle était motivée par des désaccords fondamentaux sur les orientations prises par le gouvernement.
« Ce n’est pas seulement contre le SPÖ. Nous avons également prouvé au sein de l’opposition que nous assumons nos responsabilités. Nous avons présenté des plans et contribué de manière constructive. Nous avons également adopté deux lois constitutionnelles avec le SPÖ. Mais là où il y a des lignes rouges, nous ne pouvons pas les suivre. »
Bernd Strobl, président du groupe parlementaire ÖVP
Strobl a également évoqué la motion de censure déposée contre le gouverneur Doskozil, qui n’a pas abouti en raison de la majorité gouvernementale. Il a souligné que cette initiative était nécessaire et opportune, même si elle n’a pas permis d’atteindre son objectif. L’adjoint et maire d’Eisenstadt, Thomas Steiner, s’était abstenu de voter lors de cette motion.
Concernant l’affaire « Neue Eisenstädter », Strobl a exprimé son inquiétude face à ce qu’il considère comme une ingérence politique dans la gestion d’une société de logement privée. Il a mis en garde contre des pratiques qui rappelleraient des régimes autoritaires, où la pression politique est exercée sur les acteurs privés.
« À mon avis, il s’agit d’un abus de pouvoir politique selon lequel les gens veulent simplement faire valoir leurs propres intérêts face aux propriétaires privés. Cette approche « rappelle parfois même les systèmes autoritaires où la pression s’exerce ». Aujourd’hui, c’est une association de logement. Que sera-t-elle demain ? »
Bernd Strobl, président du groupe parlementaire ÖVP
Strobl a également abordé la question de la direction de l’ÖVP, après les élections régionales. Bien qu’il ait initialement souhaité briguer le poste de président du parti, c’est Christoph Zarits qui a finalement été élu. Il a affirmé que sa priorité était désormais de faire entendre la voix de l’ÖVP au Parlement et de proposer des alternatives concrètes aux politiques du gouvernement.
L’ÖVP a récemment attiré l’attention en présentant ses propres propositions pour alléger la charge financière des communes, en opposition à l’accord longuement discuté sur l’association des déchets. Zarits : l’achat d’une association de déchets « presque un chantage » et Les maires de l’ÖVP se prononcent contre le paquet communal.
Enfin, Strobl a insisté sur la liberté d’expression au sein de l’ÖVP, affirmant que chacun pouvait exprimer son opinion et la vivre pleinement. Il a contrasté cette situation avec d’autres partis où, selon lui, l’opinion est dictée d’en haut.
« Au sein de l’ÖVP, chacun peut exprimer son opinion et la vivre. Il y a aussi des partis où l’opinion est dictée d’en haut. Une personne dicte ce qui doit se passer. Je préfère être chez moi à l’ÖVP. »
Bernd Strobl, président du groupe parlementaire ÖVP
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