Un anticyclone persistant apporte des températures exceptionnellement élevées pour un mois de septembre en Suisse, avec des records battus à Genève et des pics frôlant les 40 degrés en France et en Espagne, selon les services météorologiques et la presse.
L’été refuse de céder sa place. Alors que le mois de septembre est bien entamé, la Suisse enregistre des températures supérieures à 30 °C depuis la fin de la semaine précédente, un phénomène particulièrement marquant pour la saison (selon les informations de Letemps). Cette vague de chaleur tardive s’inscrit dans une séquence météorologique remarquable qui touche également l’ensemble de l’arc helvétique et ses voisins européens, alors que les rives du lac de Constance, la région de Coire et le Tessin connaissent aussi ces jours-ci de fortes chaleurs.
Records thermiques battus et températures estivales en Suisse
Le mercure a franchi des seuils historiques dans plusieurs stations du pays. Vendredi dernier, des températures record pour la saison ont été mesurées dans une dizaine de stations météorologiques en Suisse, notamment à Delémont et à Payerne. À Genève, le thermomètre a affiché 33,3 °C, surpassant le précédent record de septembre établi à 33,1 °C en 1962 (comme le détaille Letemps).
La situation s’est prolongée durant le week-end, avec un samedi de beau temps suivi d’un dimanche annoncé à nouveau largement ensoleillé, malgré quelques voiles nuageux en fin de journée. Les températures resteront élevées pour la saison, avec 27 à 30 °C en plaine et une tendance à la bise, tandis que l’isotherme du 0 °C atteindra même 4800 mètres avant de redescendre en soirée (d’après Le Matin). Des températures aussi hautes sont exceptionnelles au mois de septembre
, a souligné Isabelle Fath, prévisionniste chez MétéoSuisse.
Un anticyclone puissant à l’origine du phénomène
Cette persistance estivale trouve son origine dans une situation de haute pression. L’air descend, se comprime et se réchauffe, ce qui réduit l’humidité et favorise la disparition des nuages, ces situations anticycloniques pouvant maintenir un temps sec et ensoleillé durant plusieurs jours (explique Le Matin).
Les prévisionnistes rappellent que ces épisodes de fin d’été s’inscrivent dans une tendance de fond. Le prévisionniste François Gourand relève par ailleurs que ces épisodes tardifs sont cohérents avec le réchauffement climatique, qui rend les pics de chaleur de fin d’été de plus en plus fréquents.
Canicule en France et alertes maximales en Espagne
Si la Suisse profite d’un week-end ensoleillé et chaud, la Suisse sera toutefois relativement épargnée par rapport à ses voisins et la chaleur devient nettement plus marquée ailleurs. En France, six départements ont été placés en vigilance orange, tandis qu’une nouvelle poussée de chaleur touche surtout le Sud et le Sud-Ouest avec des pointes de 38 à 40 °C attendues localement, et des records de septembre possibles (rapporte Letemps et Le Matin). Météo-France souligne le caractère remarquable de cet épisode tardif, même s’il devrait rester moins intense que les grandes vagues de chaleur estivales.

L’Espagne fait face à une situation marquée par de fortes chaleurs et un risque d’orage. Selon l’agence Aemet, 16 communautés autonomes sont concernées par des alertes, principalement en raison des fortes températures, l’Aragon, la Catalogne et la Navarre étant placées en vigilance orange pour la chaleur. La quasi-totalité de l’Espagne est concernée par de fortes chaleurs, avec des températures dépassant souvent les 35 °C et pouvant approcher les 40 °C dans certaines régions, tandis qu’une température record de 45,7 °C, la plus élevée enregistrée depuis le début de l’année dans le pays, a été relevée jeudi à El Granado, en Andalousie (selon les données de Letemps). De surcroît, des nuits tropicales sont également attendues dans de nombreuses régions, parfois sans passer sous les 25 °C près de la Méditerranée, aux Canaries ou dans certaines vallées du sud, et cette chaleur s’accompagne d’un risque d’orages lié à l’approche d’une DANA, une poche d’air froide provoquant de fortes intempéries par l’ouest, avec les averses les plus fortes attendues en Galice, dans les Asturies et dans le nord-ouest de la Castille-et-León avec un risque de grêle, tandis qu’ailleurs les orages pourraient surtout provoquer de fortes rafales de vent (précise Le Matin).