Les Chiefs de Kansas City ont subi une défaite surprenante face aux Bills de Buffalo (27-20), révélant une vulnérabilité face à une stratégie offensive inattendue. Cette rencontre a mis en lumière les difficultés de la défense de Kansas City à s’adapter à un jeu au centre plus fréquent de la part de Buffalo, une évolution qui pourrait avoir des implications majeures pour leur parcours vers les playoffs.
La transformation offensive des Bills, orchestrée par Josh Allen, a pris les Chiefs par surprise. Alors que la saison dernière, Buffalo utilisait le shotgun ou le pistol sur environ deux tiers de ses actions offensives – un schéma conforme à leur tendance générale – ils ont opté pour un jeu au centre sur plus de 50 % de leurs tentatives cette saison, atteignant près de 58 % dimanche dernier. Cette approche, bien que risquée, s’est avérée payante, avec un taux de réussite de 62 % sur ces actions, contre seulement 44 % en shotgun.
La défense de Steve Spagnuolo, pourtant performante contre les formations shotgun (4e de la ligue en EPA par jeu), s’est effondrée face au jeu au centre, chutant à la 31e place. Les Bills ont exploité cette faiblesse avec succès, notamment grâce à une course de 114 yards de James Cook III et à une performance impeccable de Josh Allen (6 passes réussies sur 6 pour 85 yards) en jeu au centre. Les tight ends Dawson Knox et Jackson Hawes ont également été des cibles privilégiées, tandis que Dalton Kincaid a capté six passes pour 101 yards, échappant à la couverture de Drue Tranquill et Nick Bolton.
Les Chiefs, incapables de prendre l’ascendant au tableau d’affichage, n’ont pas pu forcer les Bills à revenir à une stratégie plus prévisible. La seule course conçue d’Allen a permis de convertir un troisième essai, mais cela n’a pas suffi à renverser la tendance. Les Bills ont ainsi réussi à équilibrer leur attaque, exploitant les faiblesses de la défense adverse.
Cette défaite intervient à un moment crucial, alors que les Chiefs se préparent à une éventuelle revanche contre les Bills en janvier. Ils devront impérativement trouver des solutions pour contrer cette nouvelle approche offensive, en espérant une amélioration de la ligne offensive et une attrition accrue de la ligne défensive des Bills, déjà affaiblie par les blessures.
Par ailleurs, les Colts d’Indianapolis ont subi une défaite amère face aux Steelers de Pittsburgh (16-13), en grande partie à cause des multiples pertes de balle de leur quarterback, Daniel Jones. Après un début de match prometteur, Jones a été responsable de cinq des six turnovers des Colts, avec trois interceptions et deux fumbles forcés.
Malgré un total de 342 yards à la passe, Jones a dû effectuer 50 tentatives et a subi cinq sacks. Les Steelers ont rapidement pris le contrôle du match après un fumble récupéré par T.J. Watt, et ont ensuite profité des erreurs de Jones pour asseoir leur avance.
La défense des Colts a fait preuve de résilience, limitant les dégâts malgré une position de départ favorable pour les Steelers sur plusieurs possessions. Cependant, le manque d’efficacité du jeu au sol et les difficultés de Jones en situation de pression ont finalement scellé le sort des Colts.
Enfin, les Packers de Green Bay ont été surpris à domicile par les Panthers de Caroline (27-24), malgré une performance globalement solide de Jordan Love. Les Panthers ont réussi à contrôler le rythme du match, en privilégiant le jeu au sol et en exploitant les conditions météorologiques défavorables (vents forts).
Le running back Rico Dowdle a été particulièrement efficace, avec 130 yards au sol. Les Panthers ont également profité de plusieurs erreurs des Packers, notamment un fumble en zone rouge et des occasions manquées en red zone.
Bien que Love ait réussi à déplacer le ballon efficacement, les Packers ont été incapables de convertir leurs occasions en points, et ont subi les conséquences d’une série de blessures offensives. Cette défaite soulève des questions quant à la capacité des Packers à maintenir leur élan et à se positionner favorablement pour les playoffs.
