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Symposium Dinghofer 2025 avec conférence sur la liberté comme base de la société (PK1016/12.11.2025)

by Nicolas Lefèvre

Vienne, le 12 novembre 2024. Le Symposium Dinghofer, organisé hier soir au Parlement autrichien, a été le théâtre de débats passionnés sur la liberté d’expression, la censure et les enjeux de la mémoire historique, avec la remise de prix à des personnalités du monde scientifique et des médias.

  • Le Symposium Dinghofer a mis en lumière les menaces pesant sur la liberté d’expression et la nécessité de défendre une mémoire historique objective.
  • La médaille Franz Dinghofer a été décernée au biochimiste Gunther Pendl, tandis que la maison d’édition Leopold Stocker et l’éditeur Wolfgang Dvorak-Stocker ont reçu le prix des médias Franz Dinghofer.
  • Des controverses ont émergé concernant l’héritage de Franz Dinghofer, figure politique de la Première République autrichienne, et la date choisie pour le symposium, proche de la commémoration de la Nuit de Cristal.

Le président du Conseil national, Walter Rosenkranz, a ouvert les travaux en soulignant l’importance de la commémoration des figures fondatrices de la Première République, notamment Franz Dinghofer, dont le nom figure sur une plaque commémorative au Parlement. Il a toutefois exprimé sa préoccupation face à une atmosphère de plus en plus polarisée, caractérisée par « une culture de l’excitation, du scandale et de la calomnie », en réponse aux critiques adressées au symposium.

Selon Rosenkranz, il est crucial de se souvenir que Dinghofer fut « l’une des sages-femmes de la Première République ». Il a également défendu le choix de la date du symposium, expliquant que l’Institut Dinghofer s’était toujours orienté vers la date de fondation de la République. Il a fermement réaffirmé que l’antisémitisme n’a pas sa place dans l’Assemblée parlementaire, tout en insistant sur la nécessité d’inclure tous les partis politiques dans le dialogue, y compris les députés du Parti de la Liberté.

Martin Graf, membre du Conseil national et président de l’Institut Dinghofer, a plaidé pour une réévaluation objective de la figure de Franz Dinghofer, souvent injustement associé au national-socialisme et à l’antisémitisme. Il a souligné que Dinghofer avait été contraint de quitter ses fonctions en 1938 et avait vu ses biens confisqués par les nazis, et qu’il incarnait plutôt un positionnement politique centriste et équilibrant.

La conférence principale, prononcée par J. Michael Rainer, professeur émérite à l’Université de Salzbourg, a exploré « la liberté comme fondement de toute société, de l’Antiquité à nos jours ». Le professeur Rainer a exprimé son indignation face à la distorsion de la vérité historique, dénonçant notamment les affirmations selon lesquelles un « nazi » serait honoré lors du symposium. Il a proposé la création d’une commission d’historiens pour prévenir de telles déformations à l’avenir.

Dans son intervention, Rainer a retracé l’évolution du concept de liberté à travers l’histoire, de la Grèce antique à l’Autriche contemporaine, en passant par la Rome antique, l’Amérique, la France et l’Allemagne. Il a distingué la liberté politique de la liberté personnelle, soulignant l’importance de préserver les « bonnes coutumes » héritées de l’Antiquité romaine.

Lors de la cérémonie de remise des prix, le biochimiste Gunther Pendl a été récompensé par la médaille Franz Dinghofer pour son travail à l’interface entre la science et l’économie. Le cardiologue Jürgen Kammler a souligné la pertinence de ce lien étroit. Pendl a, pour sa part, critiqué la tendance à politiser la science, qualifiant de « charlatanisme » toute tentative d’imposer des considérations morales à la recherche scientifique.

Le prix des médias Franz Dinghofer a été attribué à la maison d’édition Leopold Stocker et à l’éditeur et journaliste Wolfgang Dvorak-Stocker. Konrad Markward Weiß, rédacteur en chef du magazine « Der Eckart », a salué Leopold Stocker pour son engagement éditorial, soulignant la publication de plus de 50 ouvrages par an et la diffusion du magazine agricole « Landwirt » à plus de 50 000 exemplaires. Wolfgang Dvorak-Stocker a abordé les critiques formulées à l’encontre du symposium, expliquant que les divergences d’opinion entre la gauche et la droite sur la nature humaine pouvaient expliquer cette hostilité.

La soirée a été animée par Gerhard Kaniak, conseiller national et président de l’Institut Dinghofer.

Des photos de l’événement ainsi qu’un bilan des événements passés sont disponibles sur le portail web du Parlement.

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