Publié le 6 octobre 2025 à 13h09. La démission du député José Luis Espert de sa candidature aux élections nationales argentines a été attribuée par l’entourage du président Javier Milei à un “malentendu”, alors que le scandale lié à ses liens avec un trafiquant de drogue continue de faire des vagues.
- La démission de José Luis Espert vise à éviter de nuire davantage à la campagne de Javier Milei.
- L’état-major présidentiel minimise l’affaire, la qualifiant d’« erreur de communication » et d’opération orchestrée par le kirchnerisme.
- Espert est accusé d’avoir reçu 200 000 dollars (environ 1 500 €) d’un homme impliqué dans le trafic de drogue et d’avoir menti sur la nature de leurs relations.
Buenos Aires – Le chef de cabinet du président Javier Milei, Guillermo Francos, a minimisé la démission surprise du député José Luis Espert de sa candidature aux élections nationales du 26 octobre, la qualifiant de simple « erreur de communication ». Espert a jeté l’éponge après avoir été mis en cause pour ses liens avec Fred Machado, un homme arrêté et faisant l’objet d’une demande d’extradition par les États-Unis pour trafic de drogue.
Selon Francos, Espert n’a pas su exprimer clairement la situation dans laquelle il était impliqué et a pris la « décision personnelle » de se retirer pour ne pas compromettre davantage la campagne de Milei et son gouvernement.
« Je pense qu’il s’est trompé, je ne sais pas si c’était par peur, mais je crois qu’il y a eu un manque de communication. »
Guillermo Francos, chef de cabinet
Lors d’une interview à Radio Mitre, Francos a reconnu qu’Espert n’avait peut-être pas été suffisamment clair sur ses relations avec Machado, ce qui a alimenté les doutes et les soupçons. Il a cependant insisté sur le fait que l’affaire ne se limitait pas à une simple « campagne de kirchnerisme » (référence au mouvement politique péroniste de gauche), mais relevait également d’une « erreur de communication ».
Francos a tenté de minimiser les contradictions et les mensonges d’Espert concernant sa proximité et ses liens financiers avec Machado. Il a également souligné le soutien indéfectible que le président Milei a apporté à Espert jusqu’au dernier moment.
« Le président l’a soutenu, croyant en son innocence face à toute accusation. Il l’a fait parce qu’il a compris qu’il s’agissait d’une action du kirchnerisme, qui a tenté de salir la campagne comme il l’a fait dans la province de Buenos Aires. »
Guillermo Francos, chef de cabinet
Francos a expliqué que la démission d’Espert était une décision personnelle, prise après une réflexion approfondie sur l’impact de l’affaire sur la campagne. Il a souligné qu’Espert avait réalisé qu’il était devenu le centre de l’attention et qu’il ne pouvait plus continuer dans ces conditions.
« De samedi à dimanche, il a vu ce que cela générait dans la campagne, car il était devenu le centre de la campagne, et a pensé qu’il ne pouvait pas continuer. »
Guillermo Francos, chef de cabinet
Malgré ses tentatives de défendre la présomption d’innocence d’Espert, Francos a admis que le député avait eu du mal à expliquer l’origine des 200 000 dollars (environ 1 500 €) qu’il avait reçus de Machado et avait menti sur la nature de leurs relations. Il a cependant estimé qu’Espert avait pris la bonne décision en démissionnant, ce qui lui permettrait de clarifier sa situation devant la justice.



