Publié le 20 décembre 2025. Une Carrarese, Daisy Bozza, a trouvé une nouvelle vie à Disneyland Paris après avoir perdu son emploi en Italie, partageant son expérience et ses souvenirs de sa ville natale à travers un blog suivi par de nombreux compatriotes.
Daisy Bozza, 43 ans, a quitté Carrare, en Italie, il y a quelques années, confrontée au chômage après la fermeture de Blockbuster, l’entreprise où elle travaillait depuis douze ans à Avenza. La crise a eu raison du magasin de location de DVD et de VHS, la laissant sans emploi et face à un marché du travail italien difficile. Elle témoigne d’une situation frustrante : « À cause de mon âge, on ne m’a pas embauchée. J’ai trouvé beaucoup de portes fermées au nez malgré mes compétences, un master, et mes sept années d’études de harpe au conservatoire de La Spezia. »
C’est en France qu’elle a trouvé une opportunité. Elle a été embauchée chez Eurodisney en 2016, après un entretien réussi malgré sa maîtrise limitée du français, grâce à sa connaissance de l’anglais et du japonais. Elle a ensuite gravi les échelons au sein du parc d’attractions. Son mari et leurs enfants l’ont rejointe en 2019, peu avant la pandémie de Covid-19.
Pour rester connectée à ses racines et partager son expérience, Daisy Bozza anime un blog intitulé « Ma vie en France », qui compte 1 591 abonnés. Elle y publie des photos et des récits de sa vie quotidienne, ainsi que des souvenirs de Carrare. Elle explique : « J’avais atteint un point de désespoir, nous n’avions presque plus d’argent pour nourrir nos enfants. »
Si elle apprécie les opportunités offertes par la France, notamment des salaires et des avantages sociaux plus élevés, elle ne renonce pas à l’idée de retourner à Carrare un jour. Elle envisage un retour à la retraite, mais souligne les problèmes de sa ville natale : « Carrare a toujours été dans mon cœur. Je ne reviendrais qu’en vue de la retraite et surtout pour les proches et amis qui sont restés ici. Nous sommes propriétaires de la maison à Marina et quand nous revenons habituellement en avril et août, nous voyons toujours comment l’état d’abandon grandit. »
Elle déplore le manque d’investissement et la détérioration de l’infrastructure urbaine, qui nuisent au potentiel touristique et commercial de la ville. Selon elle, l’état des trottoirs et des routes affecte négativement le tissu commercial local.
« J’avais atteint un point de désespoir, nous n’avions presque plus d’argent pour nourrir nos enfants. »
