Publié le 27 décembre 2025 à 15h16. L’ancien ambassadeur américain au Venezuela, James Story, estime qu’un accord international est indispensable pour déloger Nicolás Maduro, suggérant une stratégie axée sur la pression économique et des garanties de sortie pour les membres du régime.
- James Story plaide pour une approche multilatérale afin de contraindre le départ de Nicolás Maduro du pouvoir.
- Il propose de cibler la flotte fantôme qui permet à Maduro de contourner les sanctions pétrolières.
- L’ancien diplomate souligne l’importance d’offrir des alternatives aux membres du régime vénézuélien pour encourager un changement de pouvoir.
Selon James Story, un accord international est la clé pour faire pression sur le gouvernement de Nicolás Maduro. Dans un article récent du New York Times, il a souligné que la longévité de Maduro au pouvoir repose sur des activités illégales, des alliances avec des régimes autoritaires et le commerce illicite de pétrole, ce qui déstabilise la région et alimente les flux migratoires.
Story insiste sur la nécessité de négocier, mais uniquement après le départ de Maduro. Il juge qu’une rhétorique agressive ou des démonstrations de force risquent de ne pas produire de résultats durables. Il a critiqué l’approche de l’administration Trump, résumée par le corollaire à la doctrine Monroe, estimant qu’elle est inefficace.
« Le corollaire de Trump à la doctrine Monroe ne peut pas être “parlez avec audace et montrez simplement votre pouvoir”. Il est peu probable que nous obtenions un succès politique par la tromperie. »
James Story, ancien ambassadeur des États-Unis au Venezuela
L’ancien ambassadeur préconise une stratégie combinant pression économique et perspectives de sortie pour les membres du régime. Il suggère notamment de mettre fin aux activités de la flotte fantôme qui permet à Maduro de continuer à exporter du pétrole malgré les sanctions internationales. Selon lui, réduire les revenus du régime pourrait inciter son entourage à envisager un scénario sans Maduro.
Story a également souligné l’importance d’offrir des “mesures attractives” à ceux qui souhaitent un changement au Venezuela, ainsi qu’un recours crédible et ciblé à la force si nécessaire. Il estime que les attentes du peuple vénézuélien sont à nouveau fortes et que les États-Unis ne peuvent pas se permettre de répéter les erreurs du passé.
En résumé, l’ancien diplomate appelle à une approche pragmatique et coordonnée pour résoudre la crise vénézuélienne, en mettant l’accent sur la pression économique, les garanties de sortie et le soutien aux acteurs du changement.
