Une soixantaine d’enfants ont été victimes d’une intoxication au chlore ce mardi matin dans la piscine Nemausa de Nîmes (Gard), déclenchant un important dispositif de secours. L’incident, survenu vers 10 heures, a nécessité l’activation du plan ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) au niveau NOVI (Nombreuses Victimes) par le préfet du département.
Selon les premiers éléments, l’intoxication a été causée par un dégagement gazeux résultant d’un mélange accidentel d’acide sulfurique et de chlore. Une forte odeur a rapidement envahi les lieux, affectant les 78 personnes présentes, dont 67 élèves de trois classes différentes.
Les symptômes les plus fréquemment observés chez les victimes incluent une irritation des muqueuses (yeux, larynx, trachée, bronches), de la toux, un essoufflement, des maux de tête et des nausées, parfois accompagnées de vomissements. La Société Française de Médecine d’Urgence (SFMU) précise que, bien que les intoxications soient souvent brèves et bénignes, une hospitalisation est nécessaire en cas d’inhalation importante.
Le risque le plus grave lié à une intoxication au chlore est l’œdème aigu du poumon, qui peut se manifester immédiatement après l’inhalation ou être retardé de 6 à 48 heures. La SFMU recommande une surveillance hospitalière d’environ 48 heures pour tous les patients concernés.
« Les intoxications sont souvent brèves et bénignes sauf chez les patients présentant une hyperréactivité bronchique préexistante ou une insuffisance respiratoire même minime », rassure la SFMU.
Le chlore est couramment utilisé comme agent désinfectant dans les piscines pour éliminer les bactéries, virus et microbes. Cependant, ce gaz très réactif peut affecter le système respiratoire lorsqu’il est inhalé.
