Le PDG du groupe Castel, Grégory Clerc, maintient ses fonctions de direction malgré la volonté répétée de la famille du fondateur, Pierre Castel, de le révoquer. Ce conflit de gouvernance s’est récemment cristallisé autour d’Investment Beverage Business Management (IBBM), une société de gestion des investissements et holding principale du groupe.
Le lundi 3 août, la famille Castel a voté une nouvelle fois la révocation des mandats d’administrateur de Grégory Clerc et de Pierre Baer lors d’une assemblée générale extraordinaire d’IBBM. Selon un communiqué de DF Holding et Cassiopée, les sociétés de tête du groupe, c’est la troisième fois en quelques mois qu’une telle assemblée est convoquée dans ce but. Ces entités ont déploré une stratégie d’agitation médiatique permanente
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Une bataille judiciaire à Singapour
L’issue de ce bras de fer dépend en partie de la Haute Cour de Singapour. En février, cette juridiction avait confirmé la suspension du mandat d’administrateur de Grégory Clerc au sein d’IBBM suite à un vote de défiance. Plus récemment, la cour a rejeté un recours déposé par M. Clerc qui contestait la validité de ce vote. Un proche de Romy Castel, fille de Pierre Castel, a indiqué à l’AFP qu’une décision sur le fond est attendue possiblement fin octobre.
Pour l’heure, les actionnaires, dont Romy Castel, ont décidé de suspendre les effets des résolutions de révocation jusqu’à cette décision judiciaire afin de ne pas ajouter d’incertitude au fonctionnement du groupe et de ses 40 000 collaborateurs.
Divergences sur l’impact opérationnel
Un désaccord majeur persiste sur la portée de ces mandats. Romy Castel et Alain Castel, neveu du fondateur, estiment que l’éviction du conseil d’administration d’IBBM doit entraîner mécaniquement
la révocation des autres mandats de Grégory Clerc à la tête du groupe. À l’inverse, DF Holding et Cassiopée affirment que le mandat d’administrateur au sein d’IBBM est sans rapport avec les fonctions de PDG du groupe et n’influence pas le management ou la trajectoire stratégique.

Ce conflit s’accompagne d’autres tensions : la direction du groupe a évincé Romy et Alain Castel du conseil d’administration de Castel Vins fin juin.
